Best’Event de Best’Ware le 13 octobre, sous le signe du Cloud

Stratégies Channel

Le grossiste et distributeur à valeur ajoutée Best’Ware, désormais filiale du groupe international SDG au même titre qu’ETC, organisait le 13 octobre au Pré Catelan, dans le Bois de Boulogne à Paris, son « Best’Event » sous le signe du Cloud et avec des partenaires de renom : IBM et HP (accessoirement Brocade). A la clé, un grand nombre de participants pour assister aux conférences et ateliers pratiques très instructifs, ainsi que des messages forts servis par celui qui se présente comme « Cloud Builder ». Rencontré en compagnie de notre confrère Alain Godet (ITdistri), Joël Pera – le Directeur Général de Best’Ware – a commenté pour nous l’engagement de sa société dans le domaine du Cloud et les perspectives qui en découlent.

Un an après le Best’Event organisé à Roland Garros, Best’Ware remettait donc ça en réunissant le ban et l’arrière-ban de ses partenaires, revendeurs et intégrateurs, dans un lieu cossu (Le Pré Catelan, Bois du Boulogne) non loin de la roseraie de Bagatelle. Et la jolie fleur du Cloud a bien poussé depuis un an chez Best’Ware, en s’appuyant sur les solutions d’IBM et HP.

Joël Pera a d’ailleurs asséné cette phrase, en préambule de l’évènement : « Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, qu’on y croit ou pas, le Cloud est là. »

Un Joël Pera que nous avons retrouvé l’après-midi, pendant quelques minutes, pour aborder l’évolution de sa firme, désormais chapeautée par un groupe de distribution européen (SDG), les promesses tenues ou à tenir du Cloud et les initiatives prises pour développer encore cette activité au sein de Best’Ware.

Rappelons d’abord que Best’Ware c’est le 1er distributeur IBM en France, sur l’ensemble du portefeuille de Big Blue (105 des 120 salariés de la firme sont dédiés à IBM !). Qu’il s’agit aussi d’un des principaux distributeurs HP en France sur la partie infrastructures/réseaux. Que le groupe a réalisé en 2010 pas moins de 160 M€ de chiffre d’affaires et qu’il revendique un réseau de 600 VARs et éditeurs.

Joël Pera

Avant de rencontrer Joël Pera, précisons que les ateliers n’ont pas désempli et ont apparemment donné satisfaction aux participants du Best’Event. Les thèmes étaient éminemment pratiques, par exemple : « Comment créer simplement son Cloud avec HP Cloudsystem » avec Laurent Garcia d’HP, « Impact du Cloud Computing sur le réseau de distribution IT – qu’est-ce qui change ? » avec Marie-Paule Lopez (Best’Ware), « Construction d’un Cloud Privé : nouvelles offres produits et services » avec Patrice Fontaine et Loïc Simon (IBM) ou encore « Réseau social d’entreprise : une nouvelle façon de communiquer dans l’entreprise » avec Patrice Villemagne (Best’Ware). Avant un cocktail dinatoire et la soirée, le Best’Event s’est conclu sur une table ronde animée par notre confrère Olivier Bellin, sur le thème « Stratégie des constructeurs HP et IBM dans le Cloud et impact sur la distribution » avec comme intervenants Bruno Buffenoir de HP France, Hervé Rolland VP Software d’IBM France, Laurent Glaenzer (Lemon Operations) et bien sûr Joël Pera.

Le credo de Joël Pera

Quelques heures plus tôt, nous avons donc rencontré ce dernier. Se réjouissant d’appartenir désormais à un groupe d’envergure internationale (SDG), il revendique d’emblée être un « Cloud Builder ». « Nous n’accompagnons pas les projets Cloud, nous sommes là pour concevoir et architecturer des projets Cloud de A à Z. Nous bénéficions pour cela de toute l’offre ‘high end’ des deux géants HP et IBM que nous distribuons. »

Et le Cloud est bien devenue une réalité pour Best’Ware et ses partenaires. La phase de réflexion a été longue, mais désormais Joël Pera revendique travailler sur 1 à 2 nouveaux projets de Cloud identifiés par semaine, dont beaucoup débouchent sur une affaire, principalement dans le Cloud Public.

Est-il étonné de cette subite accélération ? « Pas vraiment, mais nous sommes en revanche étonnés par la vitesse à laquelle certains projets se signent désormais. Il y a une véritable appétence et nous avons apparemment l’offre qui y correspond. »

Et toutes les formes de Clouds (privés, publics et hybrides) sont concernées, mais il voit avec certitude que l’hybride, chez nombre d’acteurs, a le vent en poupe. Le tout induit, tant du côté constructeurs, que distributeurs et VARs ou intégrateurs, une profonde remise en cause du modèle de distribution et de l’organisation. Une remise en cause engagée il y a 12 à 18 mois et qui commence réellement à se traduire « sur le terrain ». « Chez nous, explique notre interlocuteur, nous avons du parfaire notre compétence technique auprès des fournisseurs (y compris directement chez eux dans leurs labos américains), mais je dirais que nous avions déjà les gènes… »

Des freins à l’adoption ? « Il en existe bien sûr, répond Joël Pera, mais nous avons su nous organiser et bien communiquer auprès des VARs pour les réduire autant que possible. Aujourd’hui, je ne saurais dire précisément si les premiers succès engrangés viennent d’un marché prêt à recevoir les offres en la matière ou s’ils sont liés au fait que nous avons su être en avance par rapport à l’avènement du Cloud. » Il ajoute : « Et puis, aujourd’hui on constate que ce sont les clients finaux qui sont demandeurs et boostent les VARs. Ces derniers ont compris qu’il fallait ‘se bouger’, c’est clairement là aussi un élément d’accélération de l’adoption du Cloud. »

Au-delà des VARs et intégrateurs (800 environ), le DG de Best’Ware rappelle que le Cloud c’est aussi deux autres types d’interlocuteurs : les hosteurs locaux (150 à 200) et, c’est plus récent, les ISV (au nombre de 2500). « On s’est organisé, explique-t-il. Nous avons ainsi monté des opérations notamment avec IBM pour adresser efficacement les ISV. »

Défricher, éclairer, soutenir

Joël Pera insiste sur toutes les initiatives prises par son entreprise pour défricher le terrain, éclairer les partenaires et les soutenir dans tous leurs projets Cloud. Qu’il s’agisse de la mise en place des « Transformation Labs » en collaboration avec Lemon Operations, du mandat donné au cabinet Iteanu pour réaliser une newsletter juridique sur les problématiques induites par le Cloud, des efforts importants réalisés dans la formation des équipes techniques aux offres des constructeurs ou encore des campagnes d’animation des écosystèmes hébergeurs, VARs et éditeurs, les investissements ont été en effet importants. « Je pense que notre rôle est d’être des animateurs d’écosystèmes autour d’une problématique unique. »

Olivier Gobessi, Directeur Marketing pour la partie IBM chez Best’Ware et aussi présent à notre rendez-vous, nous indique de plus qu’un blog a été ouvert (www.cloudbybestware.fr) Un blog nullement commercial, mais pratique, désirant compiler toutes les informations utiles et pertinentes, pour alerter sur des sujets d’importance sur et autour du Cloud. (Voir aussi plus bas la création d’une communauté francophone dédiée au Cloud sur Linkedin, et l’article que nous avions écrit au lancement de CloudbyBestware).

Parmi les questions qui, justement, reviennent dans le domaine du Cloud (mais toute l’informatique d’entreprise en général) : celle du financement. Joël Pera considère qu’il s’agit d’une question majeure à l’heure de la montée en puissance du Cloud, qu’il n’y a pas de réponses satisfaisantes globalement, mais que Best’Ware discute et débat avec ses principaux partenaires technologiques, IBM en tête, pour mettre sur pied des solutions. « La question essentielle, dit-il,  est ‘comment cale-t-on le niveau d’investissement initial avec des recettes dont les montant augmentent progressivement et graduellement ?’ Comme souvent la finance a un temps de retard sur les révolutions technologiques, nous réfléchissons sérieusement à la question pour avoir des réponses pérennes à apporter. La crise va sans doute accélérer les choses en la matière. »

Enfin, si l’on demande à Joël Pera si, à son avis, les initiatives de Best’Ware sont uniques sur le marché, il répond: « Arrow, AVnet ou Azlan ont tous également fait des annonces intéressantes dans le domaine du Cloud, au cours des derniers mois. Et c’est rassurant, car cela contribue au développement du marché, tous ces groupes disposant d’une vraie légitimité dans nos contrées. »

 

Une communauté francophone montée sur Linkedin

Olivier Gobessi explique : « Le Cloud est là, c’est un fait. On sait que le moment est venu d’investir. Et aussi de communiquer efficacement sur cette problématique. Or, on a constaté à notre grand étonnement qu’il n’y avait pas de communauté sur Linkedin en Français abordant celle-ci. On a donc créer « Cloud & Distribution » ! Par ailleurs, d’autres initiatives sont à attendre dans le domaine du Social Business avec IBM, on ne peut pas en dire plus pour l’heure, mais encore un peu de patience et vous serez étonnés ».


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