Interview : Noël Minard, directeur d’A2COM et associé du Groupe RESADIA, intégrateur de solutions convergentes IP

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Resadia, groupement d’intégrateurs de solutions convergentes IP, a récemment porté sur les fonds baptismaux son offre de Cloud baptisée ResaCloud. Noël Minard, directeur d’A2COM et l’un des associés du groupement, a répondu à nos questions pour décrypter cette offre…

ResaCloud de Resadia, ça consiste en quoi ? Quelle est l’ambition ?

Noël Minard – Resadia,1er Groupe d’Intégrateurs de solutions IP convergentes propose à ses clients une nouvelle solution d’Hébergement et de Cloud Computing, baptisée ResaCloud. ResaCloud s’appuie sur un réseau de datacenters régionaux répartis sur tout le territoire et offre des services sécurisés (CRM, applications collaboratives, archivage des données, reporting…) en mode IaaS ou SaaS, disponibles sur le cloud public ou privé.
L’ambition de Resacloud est de devenir le 1er réseau maillé de datacenters de proximité et permettre à nos clients de savoir où sont stockées leurs données ! Nous prévoyons de déployer 15 datacenters sur la même infrastructure au niveau national avec une sécurisation maximale.

En quoi les PME-PMI sont-elles spécifiquement concernées par cette nouvelle offre ?

Outre des coûts d’exploitation diminués (achat des progiciels, mise à jour rapide, en temps réel, sur l’ensemble des postes et une maintenance externalisée), Resacloud facilite l’informatique professionnelle au quotidien ! Elle propose des services sécurisés et mutualisés tels que la sauvegarde en ligne VigiBackUp (pour pallier aux risques de pertes de données), des équipements de secours en cas de Plan de Reprise d’Activité (PRA).
Cette offre s’accompagne d’une tarification à l’usage et est de ce fait accessible à tous types d’entreprises, qu’elle que soit leur taille, y compris donc les PME-PMI. Le maillage géographique des 37 sociétés du Groupe permet à Resadia de desservir en direct, sans coût d’acquisition fort, des marchés de proximité et de garantir la qualité de la relation fournisseurs-prestataire.

Dans quel cas pousserez-vous plutôt le Cloud public et dans quel cas le Cloud privé ?

Le choix est fonction des besoins du client…. Dans le cas du Cloud public, les données externalisées sont hébergées sur une plateforme commune standardisée hébergée en mode IAAS (serveur virtuel, poste et bureau virtuel, messagerie unifiée, logiciels de travail collaboratif,…). Le Cloud privé, quant à lui, répond à une demande personnalisée (utilisation de logiciels métiers, …), avec un espace dédié au sein du datacenter accueillant les plateformes privées des entreprises.

Pour vous, une informatique sans infrastructure ou presque ce n’est pas un fantasme comme le « zéro papier » dans les bureaux ?

Ce serait plus juste de parler d’informatique sans serveur dans les bureaux. En effet, pour externaliser les données, les infrastructures sont plus que jamais nécessaires, d’autant que les utilisations convergent aujourd’hui entre le fixe et le mobile. Ordinateurs portables, Tablettes, smartphones prennent le pas sur les postes fixes, avec des accès en wifi le plus souvent… L’infrastructure de réseaux, de câblage existe toujours. Avec le Cloud, elle est seulement concentrée sur un serveur unique externalisé ! C’est le lieu de stockage qui est déplacé, d’où la comparaison avec le « zéro papier ». Les serveurs de stockage, tout comme pour le papier, disparaissent au sein de l’entreprise.

En termes de tarifs, quelle sera la politique adoptée par les Associés de Resadia ? Ont-ils un certain degré de liberté de l’édiction de ces tarifs ?

L’offre Resacloud existe à partir d’un socle technique commun. Toutefois, chaque Associé est propriétaire de son datacenter et en assure donc les investissements. Il est donc libre d’appliquer ses propres tarifs en fonction des services proposés, avec le plus souvent une tarification à l’usage.


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