Oracle poursuit Google pour violation de brevets Java

Stratégies Channel

Oracle a porté plainte en fin de semaine dernière contre Google devant une cour Californienne. Motif de la plainte : Google aurait violé sept brevets concernant la technologie Java au sein d’Android.

Après la reprise de Sun par Oracle, il était prévisible que le très procédurier Oracle allait pouvoir se régaler en justice. C’est chose faite avec une attaque en justice de Google qui, pour le compte de son OS mobile Android, aurait violé sept brevets liés à la technologie Java.

Pourtant, du temps de Sun, une telle plainte aurait paru inconcevable, comme l’explique James Gosling, l’un des créateurs de Java qu’Oracle a rapidement “remercié”. Sur son blog, il se fait l’écho d’une scène qui en dit long… Assistant aux réunions destinées à préparer le rapprochement entre Oracle et Sun, le sujet des brevets est abordé et Gosling de voir en cet instant  « les yeux des avocats d’Oracle briller »…

Oracle incisif

Et donc, plusieurs mois après la reprise de Sun par Oracle, celui-ci vient de porter plainte contre Google devant la Cour de San Francisco. Motif de la plainte de la firme de Larry Ellison ? Selon le Wall Street Journal, Google aurait “sciemment, directement et de façon répétée violé la propriété intellectuelle d’Oracle concernant la technologie Java“.  Sont concernés pas moins de 7 brevets différents. Dans la ligne de mire : Android, l’OS mobile en plein décollage et la technologie Dalvik qui, en tant que machine virtuelle, permet l’exécution d’applications spécifiques sur un Smartphone tournant sous Android. Mais qui permet surtout de recompiler des applications écrites en Java afin qu’elles deviennent exploitables sans souci sur Android. Pourtant, divers analystes et notamment Ken Dulaney, estiment que Dalvik a été développée « from scratch » sans exploiter ou contourner des technologies brevetées par Sun.

Il y a fort à parier que, comme dans de nombreux autres cas récents de procédures judiciaires entre sociétés américaines, cette affaire se termine à l’amiable avec un gros chèque à l’appui… ou pas ! L’avenir nous le dira…