Revendeurs, ne passez pas à côté de l’équilibrage de charge (avis d’expert)

Tendances IT
Jean-Claude Tagger, Directeur de Kemp Technologies France

Directeur de Kemp Technologies France, Jean-Claude Tagger, revient sur les enjeux de l’équilibrage de charge et sur la place des revendeurs sur ce marché.

Jean-Claude Tagger, Directeur de Kemp Technologies France
Jean-Claude Tagger, Directeur de Kemp Technologies France

Il y a dix ans, si vous demandiez à un revendeur ou à un DSI de citer des acteurs du marché des solutions d’équilibrage de charge, il est probable que seules quelques entreprises lui auraient traversé l’esprit. Le fait est que les répartiteurs de charge constituaient à l’époque un achat volumineux et coûteux, réservé aux grandes entreprises.

Toutefois, les temps ont changé et la dépendance croissante vis-à-vis des solutions informatiques et des applications telles que Microsoft Exchange, ainsi que la montée en puissance des services Web et du commerce électronique, ont stimulé la demande de répartiteurs de charge et d’ADC (contrôleurs de distribution d’applications) plus abordables et flexibles. Ce marché s’est développé avec l’avancée des technologies et offre de nouvelles opportunités aux revendeurs.

La virtualisation est arrivée. Utilisée au départ pour les postes de travail, elle s’est rapidement imposée comme une solution économique permettant de restructurer des environnements informatiques complets. Toutefois, les applications s’exécutant dans un environnement virtuel ont encore besoin de répartiteurs de charge. C’est pourquoi un nouvel éventail de solutions logicielles prend désormais en charge les environnements tels que VMware et Hyper-V.

La virtualisation est une tendance qui continue de se développer. Les avantages pour les revendeurs sont évidents. Outre l’augmentation des ventes, la distribution et le déploiement de logiciels sont plus rapides et moins coûteux pour les revendeurs et le client.

Cela dit, la virtualisation ouvre une nouvelle voie pour les logiciels « bare metal ». Il est possible d’intégrer un répartiteur de charge ou un ADC complet s’exécutant en mode natif, comme un système d’exploitation, dans un système de serveur lame. Ainsi, les clients rentabilisent leur matériel existant et optimisent les performances de leurs applications en éliminant la nécessité d’ADC ou de répartiteurs de charge tiers externes. Les revendeurs peuvent quant à eux apporter de la valeur ajoutée aux serveurs des entreprises et mieux protéger les investissements des clients.

Du tout-Cloud au Cloud hybride

Puis, le Cloud Computing est arrivé. Travaillant dans le secteur de l’informatique depuis fort longtemps, j’ai souvent assisté au battage médiatique et à l’effervescence suscités par des technologies, et le Cloud computing figure parmi les meilleurs exemples de ce phénomène. Les clients reconnaissant les avantages de la réduction des coûts d’investissement et de support, ainsi que des gains d’agilité et de flexibilité pour fournir les applications, le Cloud Computing avait l’air d’une technologie très prometteuse.

Toutefois, depuis peu, nous assistons à une sorte de paranoïa. Peut-être est-elle liée à ce sentiment de perte de contrôle inhérent à l’hébergement hors site, ainsi qu’à la multitude d’articles sur les problèmes de sécurité du Cloud et l’impact des révélations d’Edward Snowden à propos des activités de la NSA dans le Cloud.

En conséquence, les entreprises hésitent de plus en plus à tout transférer vers le Cloud. En revanche, les PME et les revendeurs commencent à envisager l’utilisation d’un Cloud hybride qui offre tous les avantages du Cloud Computing, mais avec la garantie d’une présence sur site physique.

Cette solution est idéale pour les revendeurs qui sont en mesure de proposer une offre globale de services professionnels tels que la configuration à distance, la gestion et le support sur site. En outre, les revendeurs de confiance proposent également des services hébergés spécifiques pour les applications telles que Microsoft Exchange.

Alors, quelle sera la prochaine étape ? Le réseau SDN (Software-Defined Network) est la nouvelle technologie qui a le vent en poupe. Cette technologie dissocie le réseau de la couche matérielle sous-jacente et lui permet de mieux prendre en charge les environnements virtualisés. En outre, la technologie NFV (virtualisation des fonctions réseau) tient ses promesses en virtualisant les fonctions réseau sans nécessiter de matériel propriétaire physique.

Avec une architecture SDN, nous sommes en mesure de proposer un framework flexible pour fournir des fonctions réseau virtualisées, qui pourraient inclure des répartiteurs de charge/ADC, un pare-feu applicatif Web (WAF) ou un contrôleur d’optimisation de réseau étendu.

Aujourd’hui, pour les fournisseurs et leurs revendeurs, l’enjeu est de conserver une longueur d’avance et de proposer des solutions couvrant tous les besoins. L’objectif final est d’assurer une haute disponibilité et de simplifier l’expérience utilisateur. Les répartiteurs de charge et les contrôleurs de distribution d’applications joueront toujours un rôle crucial, quels que soient la plate-forme, l’application et le lieu d’hébergement.

 

 


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