Pour gérer vos consentements :
Actualités: ENTREPRISE

Micro Focus récupère une grande partie des actifs logiciels de HPE

Kevin Loosemore, président exécutif de Micro Focus

Le transfert des principaux actifs logiciels de HPE vers le Britannique Micro Focus apparaît comme positif pour les entreprises. Même si l’avenir des technologies Big Data du Californien peut susciter quelques interrogations.

Quand Dell choisit le gigantisme – via le rachat du duo EMC-VMware pour 67 milliards de dollars -, HPE préfère la cure d’amaigrissement. Après avoir fusionné ses services avec CSC – opération qui concerne la moitié de ses salariés -, HPE réalise une opération similaire dans le logiciel. Cette fois, c’est vers le Britannique Micro Focus, qui a réalisé 835 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2015, que se tourne le Californien pour opérer la scission et la fusion d’une bonne part de ses activités logicielles. Après fusion, Micro Focus devrait s’approcher des 4,5 Md$ de chiffre d’affaires annuel.

Le deal – valorisé 8,8 Md$, même si Micro Focus ne verse concrètement que 2,5 Md$ de cash à HPE – concerne de nombreuses activités logicielles rachetées par le groupe américain au fil des ans : Peregrine (2005, 425 M$), Mercury (2006, 4,5 Md$), Vertica (2011), Autonomy (2011, 11,7 Md$) ou encore ArcSight (2010, 1,5 Md$). HPE semble donc contraint de brader un portefeuille logiciel constitué à prix d’or. Mais, pour Olivier Rafal, consultant principal chez PAC (cabinet d’études du groupe CXP), la valorisation de l’opération de scission-fusion est en phase avec les récents résultats de HPE dans le logiciel (soit environ 3,5 Md$ de chiffre d’affaires par an). Au cours de son troisième trimestre fiscal, dont les chiffres ont été publiés récemment, l’activité logicielle de HPE a vu son chiffre d’affaires se tasser de 18 % (- 3 % à périmètre et taux de change constants), pour un chiffre d’affaires total de 738 M$.

Micro Focus : « c’est plutôt malin »

Olivier Rafal, analyste chez Pierre Audoin Consultants

Pour Olivier Rafal, analyste chez Pierre Audoin Consultants, ce rapprochement apporte un plus à Micro Focus, un éditeur qui s’est déjà porté acquéreur de Borland (développement), Serena (gestion du cycle de vie des applications) et Attachmate (outils pour mainframes). « Leur stratégie se tient jusqu’à présent, hormis les technologies de Big Data issues de HPE qui tranchent dans le portefeuille de Micro Focus, note-t-il. Car les entreprises ont besoin d’un fournisseur d’outils de gestion des développements offrant de la stabilité. Pour Micro Focus, le fait de consolider des offres pour lesquelles des besoins existent est plutôt malin. Même si l’éditeur britannique doit maintenant faire face à des enjeux dans le développement dans le Cloud et le Paas. »

L’analyste souligne également que le transfert des actifs de HPE vers Micro Focus apparaît comme une bonne nouvelle pour les DSI, compte tenu des doutes qui pesaient sur la pérennité de la stratégie de HPE dans le logiciel. « L’opération leur permet de trouver un interlocuteur unique et leur offre une assurance de pérennité. Pour des marques comme Mercury, qui a toute sa place dans un portefeuille de produits comme celui de Micro Focus, c’est aussi une très bonne nouvelle », reprend l’analyste.

Du Big Data chez Micro Focus ?

Carte d’identité de Micro Focus

Ce dernier se pose plus de questions sur les transferts des activités de Vertica, Autonomy ou ArcSight en particulier. « Un marché totalement différent de ceux sur lesquels évolue habituellement Micro Focus », remarque-t-il. Rappelons que, depuis 2013, HP puis HPE travaille au rapprochement de ses technologies de gestion de données au sein d’une plate-forme, baptisée Haven. Notamment exploitée, en combinaison avec les solutions ArcSight, pour détecter les signaux faibles caractérisant les attaques informatiques. Des métiers pour l’instant étrangers à Micro Focus.

Après la fusion entre les activités logicielles de HPE et Micro Focus, les actionnaires du Californien contrôleront 50,1 % de la nouvelle entreprise. Dans le Financial Times, le président exécutif de Micro Focus, Kevin Loosemore assure toutefois que le centre de décision sera bien côté anglais. « Dans les faits, nous rachetons leur activité », martèle le dirigeant.

Cécile Dard

JE NE TRAVAILLE PLUS POUR CHANNEL BIZ DEPUIS 2017 Vous pouvez me retrouver dans le magazine EDI, l'Essentiel de la distribution informatique, sur abonnement et sur le site https://www.edi-mag.fr/ et pour les sujets famille sur https://numerikids.com/ et pour les sujets Seniors et tech sur https://www.notretemps.com/ et tech sur https://www.tomsguide.fr/

Articles récents

« Permettre aux revendeurs de tester en temps réel des solutions Cyber »: Palo Alto Networks et Westcon s’associent pour la cybersécurité des PME.

La cybersécurité est devenue une priorité pour les PME françaises. Palo Alto Networks, spécialiste des…

7 heures années

[VivaTech 2024] Quels sont les 6 ISV réunis par TD SYNNEX autour des solutions Microsoft ?

TD SYNNEX annonce sa seconde participation au salon VivaTech, qui se tiendra à du 22…

7 heures années

Salesforce annonce Zero Copy Network : son nouvel écosystème partenaires

Salesforce dévoile le Zero Copy Partner Network, un écosystème de fournisseurs de technologies et de…

8 heures années

L’ESN Infosys positionnée par Forrester en leader sur la modernisation et la migration d’applications

Infosys, spécialisée en services et conseils numériques, annonce avoir été positionné comme leader dans le…

1 jour années

[Nomination] AntemetA accélére son développement dans l’intelligence artificielle.

AntemetA, spécialiste du cloud hybride, de cybersécurité et de la protection des données, annonce la…

3 jours années

L’Europe, mauvaise élève de la lutte contre les ransomwares ? Retour sur les enseignements du dernier rapport annuel de Sophos.

Sophos publie son rapport d'enquête annuel sur l’état des ransomwares. Un rapport basé sur une…

4 jours années