Intel et son écosystème vantent l’héritage de Paul Otellini

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L’ancien dirigeant d’Intel, Paul Otellini, n’est plus. Sous sa direction, le fondeur a brillé sur les marchés PC et serveurs, mais a manqué de s’imposer sur smartphone.

Paul Otellini, qui exerça 40 années durant chez Intel, dont 8 en tant que président-directeur général (CEO), est décédé le 2 octobre à l’âge de 66 ans.

Premier dirigeant d’Intel qui ne fut pas un ingénieur de formation, mais un diplômé en économie, Paul Otellini avait rejoint Intel en 1974. Il y exerça différentes fonctions et franchit les échelons pour devenir, de 2005 à 2013, le cinquième CEO (Chief exectutive officer) du fabricant américain de processeurs.

« Sous sa direction, la société a réalisé d’importants gains stratégiques, technologiques et financiers. Ces gains incluent : la transformation des opérations et de la structure de coûts de l’entreprise pour lui assurer une croissance à long terme ; une position dominante sur le marché des [puces] pour serveurs ; le maintien de la rentabilité durant la récession mondiale [de 2007-2008] », explique par voie de communiqué la direction d’Intel.

D’autres réalisations sont à mettre au crédit de l’ancien dirigeant et de son équipe, dont l’obtention du marché processeurs pour Mac d’Apple. Sans oublier la signature de partenariats et d’acquisitions stratégiques qui ont permis « d’étendre la présence d’Intel dans la sécurité et les logiciels. » En revanche, Intel a manqué d’imposer des puces de la marque dans l’iPhone lancé par Apple en 2007… Paul Otellini lui-même avait reconnnu cet échec.

Des « années fastes » pour le channel

Il n’empêche : « la perspicacité, l’optimisme et le dévouement de Paul ont alimenté la croissance d’Intel tout au long de son mandat en tant que CEO », a déclaré Andy Bryant, président du conseil de la multinationale. « Il était la voix du client dans un monde d’ingénieurs. Il nous a appris que nous ne gagnons que lorsque nous mettons le client au premier plan. »

Un sentiment partagé par les partenaires de distribution d’Intel. Une majorité considère les années Otellini comme des « années fastes » pour le channel, observe CRN. Le programme Intel Technology Provider lancé en 2011, par exemple, est devenu un classique pour les revendeurs et les fournisseurs de solutions du fabricant.

Sur le plan financier, l’année précédent la nomination de Paul Otellini au poste de CEO, les ventes d’Intel pesaient 34 milliards de dollars. En 2012, année de l’annonce de son départ en retraite, le fondeur affichait un chiffre d’affaires de 53 milliards de dollars.

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crédit photo © Intel

Auteur : Ariane Beky
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