Cisco, Gemalto, Foxconn… forment un consortium blockchain IoT salué par le channel

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Cisco, Gemalto, Bosh, Foxconn, Consensys et d’autres travailleront à la conception d’un protocole blockchain commun pour l’Internet des objets (IoT). Les partenaires saluent une initiative qui va dans le sens d’une plus grande sécurité des objets connectés attendue par les clients.

Comme la finance et la banque, le secteur de l’Internet des Objets (IoT) veut tirer profit de la blockchain. Cette technologie de stockage et de transmission d’informations s’appuie sur des protocoles décentralisés de vérification des échanges. Elle est la clé de voûte des monnaies virtuelles (bitcoin, ether…). Et permet de réaliser tout type de transaction sans passer par un organe central de contrôle. Par extension, elle annule les frais d’infrastructure et d’administration associés.

Pour les fournisseurs de l’IoT, elle apparaît aussi comme une solution permettant de renforcer la sécurité des appareils connectés, dont le volume ne cesse de croître. C’est le point de vue de l’équipementier réseau Cisco, du spécialiste de la sécurité numérique Gemalto, du sous-traitant d’Apple, Foxconn, ou encore du groupe Bosh. Ils ont formé un consortium qui regroupe également Bank of New York Mellon et trois jeunes pousses du logiciel blockchain : Consensus Systems (Consensys), BitSE (pour Blockchain as a Service) et Chronicled. Ensemble, ils vont travailler à l’élaboration d’un protocole blockchain commun pour l’IoT, rapporte Reuters.

Sécuriser l’Internet des objets

Des partenaires de Cisco et Gemalto se sont déjà félicités de cette initiative. Ils y voient trois avantages à venir : un renforcement de la sécurité des échanges répondant aux attentes des clients de l’IoT, une interopérabilité renforcée entre systèmes de différents fournisseurs et, enfin, la promesse de nouvelles opportunités. Mais celles-ci n’arriveront pas du jour au lendemain…

Les membres d’un autre consortium blockchain, R3, le savent bien. Formé en 2014 autour de la start-up R3 CEV, il réunit des dizaines d’établissements financiers. Mais Goldman Sachs, Morgan Stanley et Santander l’ont quitté à l’automne 2016. Leur choix s’explique, en partie, par des problèmes de gouvernance, et par la multiplication de projets parallèles, dont le Hyperledger Project de la Fondation Linux. Ce projet est soutenu par IBM, Intel, Hitachi… Cisco, à nouveau, et bien d’autres.

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Auteur : Ariane Beky
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