Greg Zemor (Neteven) : « Nous sommes des facilitateurs de business »

Distribution
Greg Zemor, Neteven

Partenaire historique de Price Minister, Neteven qui vient d’annoncer le renforcement du partenariat avec ce dernier et l’ajout de nouvelles fonctionnalités à la plateforme, était l’un des principaux sponsors du campus Rakuten/Price Minister le 22 mai dernier à Paris. Dans la foulée, nous avons eu la possibilité d’interviewer Greg Zemor, fondateur et directeur associé de Neteven. Il aborde les ambitions de son entreprise, sa stratégie et son avis sur les nouvelles formes de distribution (m-commerce, f-commerce, etc.)

Greg Zemor, Neteven
Greg Zemor, Neteven

ChannelBiz.fr – Qui est Neteven et quelles sont ses principales missions ?

Greg Zemor – Je suis un ancien d’Ebay. J’ai fondé Neteven avec trois autres associés fondateurs. Depuis 7 ans, nous travaillons avec les entreprises désireuses de faire de la distribution multi-canal, avec une spécificité: l’exploitation idoine des marketplaces (places de marché).

Au départ, nous avions conçu un logiciel, baptisé “Even marketplace”, permettant de piloter les principales market places en France.
Notez que nous travaillons aussi avec les market places en Allemagne, Italie, Grande-Bretagne et Espagne. Notre solution s’appuie sur un logiciel et des services permettant d’optimiser la présence de nos clients marchands sur ces marketplaces.

Toutes les marketplaces sont concernées ?

Nous avons été pionniers, nous sommes leaders et oui nous avons d’excellentes relations avec toutes les marketplaces. Nous travaillons toujours à faire correspondre les offres de nos clients avec telle ou telle marketplace. Nous nous positionnions aussi en société de conseils.

Quel est votre mode de rémunération ?

Nous nous commissionnons sur les ventes, sur le CA mensuel. Une commission qui est dégressive en fonction du CA mensuel et est adaptée au type de produits (le IT et le textile par exemple ne gèrent pas par exemple les mêmes marges…).
Nous avons les mêmes objectifs que les clients et leurs résultats dépendent de la validité de nos conseils, du choix des canaux ou de nos technologies de référencement qui sont au point.

Certaines plateformes e-commerce offrent déjà des solutions intégrées pour les marketplaces ?

Les outils intégrés aux plateformes de conception de sites e-commerce ne sont pas comparables. Ils offrent du placement de produits mais ne sont pas experts de A à Z, comme on peut l’être chez Neteven, des besoins des clients et des obligations induites par les recherches et le référencement (il y a à la fois une dimension humaine et une dimension technique dans notre métier). Du reste, de plus en plus de plateformes de conceptions de sites e-commerce (par exemple Magento ou Prestashop) nous sollicitent pour intégrer la solution Neteven au sein de leur système.
Toutes les plateformes (par exemple Oxatis) peuvent-elles faire appel à vous ?

J’ai cité ces deux cas, car ils sont très utilisés. On ne travaille pas pour l’instant avec Oxatis car leur cœur de cible ce sont les TPE/PME, tandis que nous sommes plutôt positionnés sur le mid market et les grands comptes. Mais je vous confirme que l’on peut intégrer Neteven dans toutes sortes de logiciels: ERP, systèmes logistiques, … On peut intégrer Neteven et les marketplaces directement au cœur du SI des entreprises (Oracle, SAP, demandware, etc.) afin d’intégrer les marketplaces dans leur process existants.


Entrer sur une marketplace ça se prépare comment ?

Ce qui est important, quand on veut entrer sur une marketplace, c’est de se poser les bonnes questions : Comme créer un site ou une entreprise: ai-je les bonnes équipes ? La bonne offre ? La bonne organisation ?
Ce qui fait la différence avec la marketplace est qu’on accède aux acheteurs. On peut dès lors s’affranchir d’un effort marketing conséquent, apparaissant comme nécessaire au décollage d’un site e-commerce traditionnel.
Idem pour un commerçant B2B ?

Pour passer du B2B au B2C, les spécificités sont celles de la logistique vers le client final, la relation clients et la facturation du client final. Les places de marché facilitent leur tâche en leur fournissant les acheteurs. Nous fournissons la technologie et tout l’accompagnement pour mener un projet B2B2C intégralement. On le fait avec des partenaires intégrés dans ces deux domaines que sont la technologie et l’accompagnement. Cela se développe très fortement.

Nous travaillons de plus en plus avec des marques en direct. Nous proposons une solution de gestion déléguée sur les marketplaces, ce qui permet à la marque d’externaliser sa distribution B2C tout en maitrisant son image, en association avec Neteven. Par exemple: Lafuma que nous avons accompagné sur leur projet B2B2C.

Notre métier c’est d’être des facilitateurs de business. Et nous pensons que les marketplaces sont en train de changer en profondeur la distribution: la marque a de plus en plus intérêt à passer sur les marketplaces sans ouvrir un point de vente. Il y aura toujours des revendeurs cependant.

Quid du M-Commerce et du social commerce ?

Il faut distinguer le M-Commerce d’abord. C’est une extension du e-commerce vers des plateformes mobiles et avec des moyens de paiement facilités. S’agissant du Social Commerce, je pense qu’il est un peu trop tôt pour voir ce que ça va donner.

Les premiers retours du commerce via Facebook sont assez mauvais. Pour le marketing oui, pour le e-commerce ce n’est pas sûr qu’il s’agisse-là d’une plateforme intéressante pour les marchands.

S’agissant de Pinterest (dans lequel Rakuten a investi massivement, voir notre article concernant le campus), il est sûr qu’il y a un engouement. Cela va-t-il révolutionner les choses ? Pas sûr, et pour l’instant le niveau d’affaires généré est anecdotique.

 

A propos de Greg Zemor

Après 5 années passées au cœur du e-commerce et en particulier des sites d’achats-ventes en France comme aux Etats-Unis en tant qu’ex-Senior Category Manager pour eBay France, Greg Zemor est aujourd’hui en charge d’élaborer les stratégies marketing de Neteven, fournisseur de solutions de gestion e-commerce multicanal. Il a 35 ans et est titulaire d’une maîtrise de gestion de l’Université Paris Dauphine et diplômé d’un MBA de Boston University.


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