La start-up Go Shop veut utiliser le digital pour augmenter le trafic des points de ventes physiques

DistributionTendances IT

Go Shop est une agence digitale dont le lancement date de cette semaine. Elle se positionne de façon originale, son but est d’aider les réseaux de points de vente à augmenter leur trafic physique en utilisant les outils du Web et de la téléphonie. Voyons cela…

Bertrand Jonquois

Bertrand Jonquois a lancé ce mardi 6 mars une nouvelle agence digitale nommée Go Shop. Elle s’est spécialisée dans l’augmentation de trafic des points de vente physiques. L’entrepreneur est passé par le monde des médias (Europe1, JCDecaux ou France Télévision), de l’IT (Orange, Overture, Yahoo!) pour ensuite se consacrer au conseil. Il a co-fondé l’agence de marketing mobile Nemo Agency et est administrateur du bureau de la Mobile Marketing Association France.

Son annonce du jour est ambitieuse… Selon lui, “très peu de gens font de l’augmentation de trafic en point de vente grâce aux outils digitaux. Notre seul vrai concurrent aujourd’hui c’est le papier dans la boite aux lettres des gens, et ce marché représente 2.8 milliards d’euros par an en France (chiffre France Pub).”

L’efficacité du papier s’avère limité, et son usage d’autant plus problématique que le papier rencontre des oppositions écologiques importantes. Le digital pourrait faire figure de bonne alternative, moins chère et plus efficace. “Notre volonté c’est d’être une offre cohérence et un guichet unique pour nos clients“, affirme le fondateur de Go Shop.

L’agence est fondée par deux associés, dont le second souhaite pour l’instant rester discret pour des raisons contractuelles. Elle pourrait annoncer prochainement une levée de fonds… Mais les fondateurs ne travaillent vraiment sur le projet que depuis deux mois et demi, et préfèrent donc ne pas communiquer sur d’éventuels investisseurs susceptibles de les rejoindre. Reste que le sujet étant très à la mode,  Bertrand Jonquois a déjà noté un fort intérêt pour sa “petite aventure”…

Nous travaillons déjà avec une petite dizaine de marques” assure l’entrepreneur. “Notre objectif est de travailler avec des réseaux importants, qui disposent d’au moins 25 points de vente, ainsi qu’avec la distribution généraliste comme l’alimentaire, le sport et les services, mais aussi la restauration, les banques, etc.”

Si le e-commerce et le multi-canal sont dans l’air du temps, Bertrand Jonquois souligne que la vente sur Internet ne représente pour l’heure que 7% de la vente physique. “Nous, on se positionne sur les 93%. Nous voulons montrer qu’avec le digital on peut créer du trafic en points de vente, et pas seulement du e-commerce.” D’autant que 20% des recherches sur les réseaux sociaux restent locales, de même que 40% de celles depuis un mobile ou un smartphone.

Go Shop propose toute une gamme de services numériques pour les points de vente

D’abord il y a le référencement local sur les moteurs de recherche, les réseaux sociaux (les outils de check-in comme FourSquare ou Facebook Places), les acteurs locaux comme Pages Jaunes, et toutes sortes d’autres plateformes existantes et à venir (Yelp, AroundMe.com…).

Quand on cherche un point de vente, on ne le trouve pas forcément. Sur Google par exemple, tous les points de vente ne sont pas toujours bien référencés, ils sont mal placés, ou alors ont fermés bien que toujours indiqués. Nous fournissons un emplacement, mais en plus de celui-ci il convient d’associer au point de vente des renseignements complémentaires. Je pense à des informations à forte valeur ajoutée comme des photos, les listes de produits, et pourquoi pas des offres promotionnelles, ou des coupons ?“, détaille le CEO.

L’autre plus gros axe de développement est le “Digital Local Media“. Il regroupe le Search Engine Marketing (SEM) et le display : “tout ce qui va permettre d’acheter des espaces publicitaires en ciblant les gens à l’endroit où ils se trouvent… Du géotargetting en quelque sorte. Ça passera par l’achat de mots clé, et les offres display des grandes régies basées sur la géolocalisation, comme Ad Move. Les solutions ne sont pas encore complètement mûres ni harmonisées, mais elles sont déjà offertes.”

Son équipe de 6 personnes, qui devrait être portée à 10 cet été (dont 3 développeurs), élabore aussi un logiciel de Retail-CRM gérant les SMS et les emails, ainsi que d’autres solutions dédiées à la création de sites et d’applications mobiles adaptées.

Ces médias mobiles doivent rester séparés des solutions de e-commerce nous assure Bertrand Jonquois. “Ce que nous voyons apparaitre aujourd’hui c’est un portefeuille d’applications, où il faut bien séparer l’achat en ligne des opérations destinées à augmenter le trafic en point de vente.”  Ce communiquant anticipe tout de même, à terme, des synergies avec les solutions multi-channel.

Le pain est sur la planche, et le plan de développement de la jeune pousse prévoit d’ores et déjà une expansion internationale pour 2013 (en Angleterre ou en Allemagne principalement).