HP : le spin off de la division PC a-t-il déjà du plomb dans l’aile ?

Tendances IT
Meg Whitman, présidente et CEO de HP

Selon le Wall Street Journal, Meg Whitman, la nouvelle patronne mondiale d’HP, ne s’interdirait plus de remettre en cause le choix de son prédécesseur en faveur d’un « spin off » de l’activité PC.

Meg Whitman

La séparation n’est-elle plus à l’ordre du jour. Selon la presse américaine, et en premier lieu le Wall Street Journal, le spin-off de l’activité PC ne serait plus à coup sûr réalisé à la fin de l’année. Motif avancé : le coût de l’opération. Selon Reuters, Meg Whitman qui a remplacé comme on le sait Léo Apotheker (à la base de cette idée de spin off) a promis de prendre une décision d’ici la fin de la fin du mois. Elle a déjà consulté sur le sujet en interne comme en externe et devrait continuer de le faire d’ici là.

Il s’avère en effet qu’une simulation de l’opération aurait démontré une véritable incertitude quant aux résultats obtenus par une telle scission. Et même si la rentabilité de la division PC est moindre par rapport aux autres activités de HP, on ne se sépare pas facilement d’une activité qui pèse au bas mot 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires et pas moins de 2 milliards de bénéfices. De plus, expliquent certains analystes de l’autre côté de l’Atlantique, se séparer « brutalement » de l’activité PC et postes de travail (même si rappelons qu’il s’agit d’un « spin off » et non d’une revente) serait de nature à priver le géant de Palo Alto de certains avantages induits par sa position de leader du secteur, avec notamment un moindre pouvoir de négociation sur les tarifs (tout est relatif) auprès des fournisseurs de composants, avec à la clé une réduction indirecte des marges réalisées sur certains produits non concernés par le spin off.

 


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur