« Consumérisation de l’IT » : nouvelles opportunités et nouveaux défis

Stratégies Channel

Une enquête conduite par IDC pour CA Technologies révèle que l’irruption de technologies grand-public (Web 2.0) au sein des systèmes d’information d’entreprise s’impose largement aux directions informatiques par de nouveaux défis mais aussi des opportunités. Face à cette tendance, parfois qualifiée de « consumérisation de l’IT », les tactiques adoptées varient d’un décideur à l’autre.

 

Comment réagir face à l’irruption des technologies initialement popularisées dans le grand public au sein des entreprises ?

Une enquête conduite par IDC pour CA technologie révèle que l’irruption de technologies grand-public dans le monde de l’entreprise (« consumérisation de l’IT ») offre des opportunités certaines aux entreprises, d’autant plus importantes dans le cas d’une collaboration étroite des départements IT et métiers. Cependant, toujours selon cette enquête, cette tendance s’accompagne d’un certain nombre de problématiques pointées du doigt par les entrepreneurs (notamment en matière de protection des données, de sécurité et de conformité).

Les résultats de l’enquête, qui a été réalisé auprès de 804 décideurs informatiques et 1040 utilisateurs grand-publics à travers 8 pays (Etats-Unis, Chine, Allemagne, France, Royaume-Uni, Inde, Brésil et Singapour), divisent les décideurs informatiques en deux catégories.

D’une part, les décideurs dit « leaders d’opinion » (19 % de l’échantillon total), qui apparaissent particulièrement proactifs en prenant les devants par rapport à ce phénomène de « consumérisation de l’IT ». Ils soulignent ainsi unanimement la nécessité que le département informatique collabore plus étroitement avec les décideurs métier pour intégrer ces technologies grand-public a de nombreux programmes et initiatives.

D’autre part, se distinguent de ces « leaders d’opinion », des entreprises plus classiques, dites « mainstream », dont les décideurs se décrivent eux-mêmes comme des « suiveurs ». Ils laissent l’initiative aux décideurs métier (sans assistance de l’équipe technique) et ne semblent pas encore prêts à exploiter les avantages potentiels de ces technologies de nouvelle génération.

L’incontournable « Rich Média »

L’enquête suggère que la première catégorie (les « leaders d’opinion »), qui a fait le choix d’un investissement proactif, est susceptible de rentabiliser plus rapidement l’irruption de technologies grand-public au sein de l’entreprise.

– 45 % des « leaders d’opinion » indiquent avoir réalisé des progrès vers la satisfaction et la fidélisation de leur clientèle en utilisant les réseaux sociaux et autres supports avancés (« Rich Media »), contre 31 % dans le groupe des entreprises classiques ;

– 32 % déclarent constater une augmentation de leur part de marché grâce aux réseaux sociaux et autres supports avancés (« Rich Media »), contre seulement 20 % dans le groupe des entreprises classiques ;

– 32 % indiquent avoir amélioré leur pénétration dans de nouvelles zones géographiques, contre 20 % dans le groupe des entreprises classiques ;

– 45 % indiquent être en mesure de réduire les charges liées aux personnels informatiques, collaborateurs à temps plein et/ou frais de formation grâce à l’utilisation de services de cloud public, contre 35 % pour le groupe des entreprises classiques ;

– 36 % constatent une amélioration de leur positionnement concurrentiel grâce à l’utilisation de services de cloud public – contre 28 % dans le groupe des entreprises classiques ;

– 36 % enregistrent une amélioration de leur capacité à prendre en charge des pics de demande grâce à l’utilisation de services de cloud public, contre 26 % dans le groupe des entreprises classiques.

– 33 % constatent une amélioration des performances applicatives globales grâce à l’utilisation de services de cloud public, contre 24 % dans le groupe des entreprises classiques.

Ces mêmes « leaders d’opinion », forts de leur (fraiche) expérience en matière de « consumérisation de l’IT », soulignent toutefois l’importance d’appréhender certaines problématiques :

– la capacité à garantir une expérience d’utilisation de bout en bout sur des appareils mobiles grand-public, considéré comme l’un des principaux challenges par 41 % des leaders ;

– la protection des données ainsi que la fréquence et la précision des sauvegardes, perçues comme problématiques pour 42 % des leaders, contre 32 % pour le groupe des entreprises classiques ;

– la capacité à offrir une expérience d’utilisation homogène à leurs clients via les réseaux sociaux, et ce, sur tous les types d’appareils et de navigateurs, inquiètent 31 % des leaders contre 26% dans le groupe des entreprises classiques ;

– 37 % de l’ensemble sondé indique avoir des préoccupations en matière de sécurité et de conformité relativement à ces services.

« La collaboration entre départements informatiques et métier est indispensable pour permettre aux DSI de gérer, contrôler et sécuriser économiquement et proactivement leurs environnements à une époque où la mobilité, la personnalisation, le cloud computing et les médias sociaux transforment radicalement les attentes » résume Crawford Del Prete.