Win Win : Pourquoi les revendeurs ne peuvent plus ignorer l’optimisation WAN.

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Il est de ces objectifs métiers communs à toutes les organisations et secteurs d’activité, comme la nécessité de maîtriser ses coûts, gage de pérennité pour une entreprise. Parallèlement, des pratiques métiers plus responsables (vertes) sont également à l’ordre du jour, encouragées par un contexte social qui évolue, des préoccupations environnementales plus marquées, et, bien sûr, ce désir de faire des économies. L’ensemble de ces ambitions d’entreprise ont pour dénominateur commun l’idée d’efficacité. Une meilleure productivité est synonyme de moins de gaspillage, de gain de temps, de flexibilité, de gestion simplifiée et d’une utilisation plus rationnelle des ressources.

Par Mike Betz, VP EMEA, Silver Peak Systems

Les besoins métiers alimentent l’adoption progressive de nouvelles technologies, ce qui constitue à l’évidence une bonne nouvelle pour les distributeurs, revendeurs et intégrateurs. À titre d’exemple, la demande pour des applications en temps-réel de type VoIP, vidéo, virtualisation des postes de travail et consolidation des datacentres, ainsi que le besoin de pérenniser l’activité métier et de déployer des ressources serveurs et de stockages partagés, constituent autant de leviers de réussite pour une entreprise.

De plus, les services de Cloud Computing, au cœur de nombreux débats, se déploient toujours davantage et sous différents formats, pour permettre à des utilisateurs distants et sur sites multiples d’accéder à un contenu centralisé et unique. Mais la versatilité du monde informatique est source de confusion pour les utilisateurs finaux, et, plus que jamais, les distributeurs, revendeurs et intégrateurs doivent jouer leur rôle d’accompagnement. Les technologies de nouvelle génération apportent de nombreux avantages aux utilisateurs finaux : accélération des procédures et les projets, meilleure collaboration entre les équipes, ainsi que des économies importantes. Reste à savoir si ces avantages sur le papier se concrétisent sur le terrain….

Car, en effet, de nombreuses organisations oublient que le succès de ces nouveaux projets informatiques est intimement lié à l’infrastructure réseau sous-jacente. Si les données doivent être acheminées sur des distances importantes, les avantages du Cloud Computing ou de la VoIP risquent d’être aléatoires en cas de bande passante restreinte et de congestion sur le réseau. Le trafic en temps-réel et les accès aux parcs virtualisés sont tributaires de la distance et de la perte de paquets. Les phénomènes de latence et de gigue pèsent souvent sur les performances d’un service fourni à des utilisateurs distants. De même, la consolidation au sein des datacentres, si elle permet une réduction des coûts et de la consommation énergétique, impose néanmoins d’acheminer les données sur des distances importantes, et expose ainsi ces données aux risques de latence.

C’est typiquement ce genre de problématiques qui freinent les investissements dans ces nouvelles technologies. Les gains d’efficacité et la maîtrise des coûts sont des objectifs ambitieux, mais sans visibilité sur les processus de déploiement, les problématiques réseau vont, au contraire,  réduire l’efficacité et alimenter les coûts. Ainsi, si ces nouvelles technologies sont essentielles, il s’agit néanmoins de rendre ces technologies viables financièrement et opérationnellement, par rapport à l’infrastructure existante.
 Il existe des méthodes rapides et faciles pour résoudre le problème. Certains mettront en cache le trafic web dans l’optique de raccourcir les distances et d’accélérer leur fourniture. D’autres investiront en bande passante supplémentaire. Sauf que ces deux approches sont limitées : la mise en cache n’est pas adaptée à l’email, aux flux autres que les flux web, ni aux plans de reprise sur sinistre. Le renchérissement de la bande passante peut être onéreux et ne constitue pas une assurance de performances pour les applications. La bonne approche consiste à optimiser l’ensemble du réseau pour assurer la bande passante nécessaire, maîtriser les temps de latence et éliminer les problématiques de qualité pour toutes les applications.

L’optimisation WAN active ainsi plusieurs leviers : résoudre les problématiques de qualité en reconstituant et en réorganisant les paquets perdus, maîtriser la latence et les échanges superflus des protocoles, et compresser les données par déduplication pour optimiser l’utilisation du réseau. Ces techniques permettent aux organisations de mettre en œuvre leurs nouveaux projets de manière efficace et de disposer de l’évolutivité nécessaire à l’expansion de leurs réseaux.

Reste le point le plus important : le rôle d’accompagnement des distributeurs, revendeurs et intégrateurs. Si les entreprises sont prêtes à déployer des projets autour des technologies de nouvelle génération, nombre d’entre elles n’ont pas encore conscience des problématiques réseaux qui en résulteront. Les partenaires revendeurs ont ainsi l’opportunité d’asseoir leur rôle de conseil auprès de leurs clients sur l’ensemble des nouvelles technologies, pour que ces derniers puissent réaliser plus simplement leurs objectifs. L’opportunité est donc double, puisqu’il s’agit de vendre les initiatives elles-mêmes, mais également les technologies d’optimisation réseau qui y sont associées, fournissant ainsi un accompagnement pertinent dans la gestion de bout en bout du projet. Une opportunité qui se révèle gagnante tant pour le revendeur que pour son client.