Respecter l’environnement en adoptant la virtualisation des ADC

Stratégies Channel

Aujourd’hui, les directeurs et responsables informatiques sont en permanence partagés entre deux contraintes contradictoires : d’une part le besoin d’étendre l’infrastructure informatique pour prendre en charge une activité croissante, et d’autre part, le manque constant d’espace physique des data center et le besoin de réduire les coûts d’exploitation tels que l’énergie et le refroidissement…

Par Amir Peles, CTO de Radware

Alors que l’infrastructure informatique ne cesse de s’étendre afin de prendre en charge les nouvelles activités, certaines solutions existent pour permettre cette extension sans nécessairement ajouter du matériel dans le data center. Le personnel informatique dispose d’une option majeure pour étendre l’infrastructure tout en limitant les coûts : la virtualisation des serveurs.

En virtualisant le matériel serveur à l’aide des technologies de fournisseurs tels que VMware, Citrix et Microsoft, les responsables informatiques sont en mesure de consolider 10, 15 ou même 20 serveurs physiques dans un seul serveur qui exécute des instances multiples de serveurs virtuels (machines virtuelles). La consolidation de ces serveurs permet d’optimiser l’utilisation et de libérer de Cette consolidation réduit ainsi fortement les besoins en termes d’énergie et de refroidissement des data center  et contribue à  l’environnement.

Bien que la virtualisation des serveurs soit le premier élément venant à l’esprit lorsqu’il est question de virtualisation au sein d’un data center, d’autres technologies ont vu le jour l’année dernière. L’une de ces nouvelles technologies est la virtualisation de l’ADC (contrôleur d’application delivery). En exploitant les technologies de virtualisation d’ADC, les services informatiques auront des besoins moindres en matière d’ADC de leur entreprise. Ceci réduit les coûts d’exploitation liés à l’espace, à l’énergie, au refroidissement et aux pièces de rechange. Par exemple, en consolidant 6 périphériques ADC classiques dans un périphérique ADC virtualisé exécutant 6 instances ADC virtuelles (vADC), les services informatiques peuvent économiser jusqu’à 4 200 kWh sur leurs besoins de consommation énergétique dans un projet pluriannuel.

Lorsqu’un service informatique envisage d’exploiter des technologies de virtualisation d’ADC et doit choisir entre plusieurs fournisseurs, il devrait respecter les étapes suivantes :
•    S’assurer que le fournisseur d’ADC propose plusieurs options de virtualisation, qu’il s’agisse d’un ADC fourni en tant qu’appliance virtuelle (ADC logiciel) qui peut fonctionner sur l’infrastructure existante de virtualisation des serveurs, ou d’un périphérique ADC qui permet de consolider plusieurs ADC grâce à la virtualisation.
•    Vérifier que la solution ADC offre les fonctionnalités de délestage des serveurs telles que le chiffrement/déchiffrement SSL, qui, lorsque délesté vers l’ADC, réalise de fortes économies en termes de ressources processeur du serveur et de consommation énergétique.
•    S’assurer que la solution de virtualisation d’ADC est conçue pour permettre aux entreprises de consolider leurs périphériques ADC matériels sans compromettre la résilience ou la prévisibilité des performances de leurs services ADC ; et qu’elle élimine les risques inhérents à la consolidation du matériel ADC. On peut y parvenir par un isolement total des défaillances, du réseau et de la gestion entre les différentes instances ADC virtuelles.
•    Vérifier qu’il existe un mécanisme de garantie de ressources dans la solution de virtualisation d’ADC qui assure que chaque instance ADC virtuelle exploite les ressources dédiées à son fonctionnement. Ainsi, chaque instance virtuelle peut exploiter seulement les ressources qui lui sont spécifiquement dédiées, d’où la garantie des performances de chaque instance.
•    S’assurer que la solution de virtualisation d’ADC permet l’intégration au système de gestion du data center virtuel et qu’elle peut être adaptée automatiquement pour rediriger le trafic correctement dès que des machines virtuelles sont déplacées à l’intérieur d’un data center ou entre plusieurs data centers. Ceci permettra également de réduire les coûts de manière dynamique en transférant les charges de travail applicatives sur un ensemble minime de serveurs ou vers un emplacement plus économique (système « follow the moon ») tout en assurant la synchronisation continue de l’ADC.
•    Vérifier que la consolidation du matériel ADC permet de réaliser des économies significatives en termes de refroidissement, de consommation, etc. et ainsi de démontrer de clairs résultats en matière d’économies de coûts et de ROI

Pour résumer, les services informatiques peuvent, grâce à la virtualisation de l’ADC, bénéficier des mêmes avantages commerciaux offerts par la virtualisation des serveurs sur la couche d’application delivery. De tels avantages permettent entre autre de réduire la consommation d’énergie, l’espace rack, l’espace au sol du data center et le refroidissement grâce à la consolidation et à la virtualisation des périphériques ADC.