Le Sage Business Index est né et confirme le retour de la confiance des PME

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41 % des petites et moyennes entreprises se disent plus confiantes qu’il y a un an mais s’estiment freinées par les lourdeurs administratives et le manque de financements. C’est l’un des chiffres majeurs issus du baromètre des PME nord-américaines et européennes dévoilé par l’éditeur Sage sous le nom de SBI ou Sage Business Index. Un baromètre qui révèle qu’en France, les PME et TPE se révèlent plutôt optimistes pour l’économie nationale et affichent leur volonté de se moderniser.

Le groupe Sage, 3ème éditeur mondial de logiciels de gestion, vient donc de porter sur les fonds baptismaux, ou si l’on veut de pérenniser, le Sage Business Index ou « International Small Business Insights ». Soit un baromètre international du niveau de confiance, des préoccupations et des enjeux des moyennes et petites entreprises nord-américaines et européennes (1).

Basée sur les réponses de 6 455 entreprises au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, au Canada et aux États-Unis, l’étude établit que 41 % des entreprises sont plus confiantes quant à leurs  perspectives d’activité pour l’année à venir qu’il y a un an. Les petites entreprises allemandes sont les plus confiantes, 55 % d’entre elles se déclarant plus optimistes contre 37% en France ; au Royaume-Uni, elles ne sont que 34 % dans ce cas, le score le plus faible dans les cinq pays étudiés.

Économie et emploi

Interrogées sur les perspectives de reprise économique, les petites et moyennes entreprises se montrent relativement optimistes, 53 % d’entre elles considérant que l’économie de leur pays connaît actuellement une légère voire une nette amélioration. Les entreprises françaises s’inscrivent dans cette tendance, si 36 % des entreprises mondiales estiment qu’elle est en train de se rétablir légèrement, 39 % d’entre elles ont le sentiment qu’elle est en train de se relever ou disent constater au moins une légère amélioration.

Les entreprises américaines et canadiennes croient moins dans la reprise économique mondiale que dans celle de leur propre pays.
Sur le front de l’emploi, les entreprises allemandes et françaises interrogées sont beaucoup plus nombreuses à envisager des recrutements plutôt que des réductions d’effectifs. Dans les autres pays, les prévisions de diminution et d’augmentation de personnel s’équilibrent.

Freins à l’activité

Une unanimité se forme sur ce qui les freine dans leurs activités : quel que soit le pays, les lourdeurs administratives et la législation sont citées en premier. 67 % des entreprises françaises y voient le principal point faible de notre pays, suivie par l’accès au capital et aux financements (37 %). Près de la moitié d’entre elles (47 %) pensent néanmoins que le pays offre une bonne culture d’entreprise et un esprit d’entrepreneuriat. 42 % voient les grands marchés nationaux comme la qualité la plus importante du pays en tant que lieu d’échanges commerciaux, et 23% le soutien des pouvoirs publics comme un atout.

Au global, si les petites entreprises Nord-Américaines sont particulièrement sévères à l’égard de leurs gouvernements (la façon dont ceux-ci gèrent les difficultés économiques venant en deuxième position dans la liste des freins aux activités dans ces pays), les entreprises européennes sont plus préoccupées par le manque de financements.

Dans tous les pays étudiés, l’allègement des formalités administratives et l’assouplissement de la législation sont citées comme la priorité numéro un pour aider les entreprises, devant la réduction de la fiscalité des entreprises, même si aux États-Unis la réduction de la dette publique apparaît tout aussi importante. En Allemagne, en France et au Royaume-Uni, la troisième priorité serait de faire pression sur les banques pour qu’elles prêtent davantage, alors que pour 26 % des entreprises canadiennes, il s’agirait plutôt de réduire la dette publique et de créer des programmes spéciaux d’aide aux start-ups.

 

Enjeux et projets des entreprises pour l’avenir

Les conclusions de l’enquête dressent un panorama des entreprises des deux continents préoccupées par leurs frais généraux, leurs coûts et leurs revenus et qui sont conscientes de devoir maîtriser leurs dépenses, se développer et trouver de nouveaux clients.
La réduction des dépenses apparaît comme la priorité dominante dans les pays anglo-saxons, tandis qu’en France, les plus grands défis des entreprises sont de maintenir ou d’augmenter leur chiffre d’affaires (61 %). Pour 40 % des sondés, il s’agit de la gestion de la trésorerie, tandis que 36 % mettent l’accent sur l’acquisition de nouveaux clients ou l’accès à de nouveaux marchés.

En 2011, la moitié des entreprises françaises s’étant exprimées dans l’étude disent avoir pour priorité absolue de réduire leurs dépenses et 36% d’entre elles espèrent lancer des produits et des services innovants.
Et l’étude fait apparaître deux champions de l’innovation produit : la France et le Royaume-Uni. Ainsi 36 % des petites entreprises en France, et 42 % au Royaume-Uni prévoient de lancer de nouveaux produits en 2011.
Rôle de la technologie

La technologie aura certainement un rôle à jouer en 2011 auprès des petites entreprises du monde entier, malgré la réticence de certaines à mettre en oeuvre de nouvelles technologies ou à investir dans ce domaine et ce bien que le constat soit contrasté selon les pays étudiés. Cependant, la première raison citée pour recourir davantage à la technologie, qui recueille plus de 60 % des suffrages, est l’amélioration de la performance de l’entreprise.
En France, 62 % des entreprises interrogées prévoient une augmentation de leur utilisation d’Internet et des logiciels en lignes en 2011, principalement à des fins de gestion de la relation client, de ventes et de marketing. Concernant les technologies mobiles, 48 % des entreprises françaises envisagent d’y recourir en 2011, ce qui les place devant l’Angleterre, l’Allemagne et l’Amérique du Nord.

Commentaire de Guy Berruyer, le CEO de Sage : « Notre étude donne la parole aux petites et moyennes entreprises du monde entier, qui constituent une ressource majeure en termes d’innovation et de compétences et qui contribuent largement à la productivité économique à l’échelle planétaire. Répondre à leurs préoccupations permettrait d’améliorer l’environnement dans lequel ces personnes évoluent et de dynamiser leurs perspectives. »
(1)    6 455 petites entreprises ont été étudiées en Allemagne, en France, au Royaume- Uni, au Canada et aux États-Unis sur une période de deux mois, entre novembre et décembre 2010. Elles ont répondu à des questions concernant leur confiance actuelle à l’égard de leur propre marché et du marché international, leur perception de la reprise économique, l’attrait de leur pays pour entreprendre, le rôle de leur gouvernement, les enjeux auxquels elles pensent être confrontées en tant qu’entreprises en 2011 et le rôle de la technologie pour les aider à mener leurs activités à l’avenir. 76% des entreprises étudiées comptaient entre un et dix-neuf employés.

Pour télécharger le rapport complet, les données détaillées, les graphiques et les synthèses par pays : http://businessindex.sage.com/wpcontent/uploads/2011/02/1289-Sage-insights-24_FINAL.pdf