Bug du Sandy Bridge : les constructeurs rappellent les PC affectés

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Financièrement soutenus par Intel, les constructeurs mettent en place des stratégies de remplacement des PC touchés par le bug du chipset qui accompagne les nouveaux Core Sandy Bridge.

Les constructeurs s’organisent suite à la découverte du bug qui affecte les processeurs Sandy Bridge d’Intel. Rappelons que ce problème touche principalement les modèles Core i5 et i7 de dernière génération par la faute d’une défaillance du chipset (série 6 ou Cougar Point) qui l’accompagne. A terme, le problème risque d’entraîner des dégradations dans les temps de transferts des données depuis l’interface Serial ATA (SATA) pour disque dur, SSD et autres lecteurs optiques. Un problème qu’Intel a parfaitement identifié et reconnu. Il a d’ores et déjà provisionné de 700 millions de dollars pour corriger le tir.

Si l’entreprise de Santa Clara a stoppé la production des puces défaillantes, elle n’a évidemment rien pu faire quant aux machines équipées des nouveaux Core i7 et i5, déjà commercialisées. Une partie du problème qui incombe aux constructeurs. Lesquels, fort du soutien (notamment financier) d’Intel, ont mis en œuvre diverses stratégies afin de prendre en charge le problème et répondre efficacement à leurs clients.

Dell remplace sur place

Dell, par exemple, propose d’attendre jusqu’au mois d’avril, date de livraison annoncée par Intel pour la disponibilité de la nouvelle plateforme corrigée, afin de remédier au problème. Plus précisément, le constructeur texan fera jouer son service de proximité en proposant, via des partenaires locaux, le remplacement sur site de la carte mère du PC affecté. Une initiative qui a le mérite de ne pas mobiliser le PC très longtemps. Tout cela sera entièrement pris en charge par Dell. Les clients qui le souhaitent ont néanmoins la possibilité de retourner leur machine dans le cadre de la garantie associée. Les modèles victimes du « bug Sandy Bridge » sont les XPS 8300 et XPS 17 avec 3D, le Vostro 460, et les Alienware M17x R.3 et Aurora R.3.

De son côté, le numéro 1 mondial HP se contentera de faire jouer la garantie, en invitant les clients à retourner leurs produits. Une solution moins élégante que celle de son concurrent. Selon le constructeur, peu de modèles sont affectés depuis le 9 janvier, date de commercialisation des nouvelles plateformes. En région EMEA (Europe, Moyen Orient, Afrique), seul un ordinateur de bureau à destination des PME serait ainsi concerné, selon un porte-parole de l’entreprise cité par l’agence Down Jones Newswire. Mais sans préciser la référence du modèle en question… Ce qui est bien dommage puisque les conséquences du bug ne surgissant qu’au fil du temps, il est difficile de pouvoir le constater sur les machines neuves.

8 millions de Sandy Bridge produits

Un risque qu’Asus prend en charge en supprimant la limite de garantie des machines affectées pour en assurer l’échange. Le constructeur aurait néanmoins commencé à alerter ses clients du phénomène. La plupart des constructeurs proposeront l’échange pur et simple des machines concernées dans le cadre de leur garantie. Encore faut-il pouvoir les identifier clairement en amont, tâche dévolue au constructeur. A priori, tous les modèles équipés des quadricoeurs Core i5 et i7 en série 2000 sont concernés. Il n’en reste pas moins que – rappelons-le – les nouveaux modèles corrigés ne devraient pas être disponibles avant le printemps. Sur les 8 millions de plateformes Sandy Bridge produites par Intel, 5 millions « seulement » auraient déjà rejoints les circuits commerciaux. Un volume non négligeable, malgré tout !