Roger Burkhardt (Ingres): «Oracle a remanié MySQL pour en faire une offre d’entrée de gamme»

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Entretien avec Roger Burkhardt, le patron d’Ingres, qui revient avec nous sur l’actualité de la compagnie, mais aussi sur Oracle et MySQL. Une interview de David Feugey.

A l’occasion de la sortie officielle d’Ingres Database 10, David Feugey de Silicon.fr est revenu avec Roger Burkhardt, CEO d’Ingres, sur l’actualité du marché des outils de gestion des bases de données.

S’agissant de SkySQL, le patron d’Ingres reste dubitatif : « Il est encore trop tôt pour se prononcer. Je pense toutefois que beaucoup de personnes resteront fixées sur MySQL. Elles ne changeront que lorsqu’elles mettront en place de nouvelles applications. » Et MySQL ? « Oracle a remanié ce produit pour en faire une offre d’entrée de gamme, qui mènera la vie dure aux solutions Microsoft. Pour le reste, il est clair que la feuille de route de ce produit a été largement coupée depuis les promesses faites avant le rachat. »

Comment se place Ingres Database face à cela ? « Certains partenaires et clients ont adopté Ingres pour s’opposer à Oracle. Nous proposons en effet nous aussi une offre adaptée aux applications critiques, ainsi que des contrats de support avancés. » Comment est perçu Ingres VectorWise ? « Proposer une rapidité de traitement jusqu’à soixante-dix fois plus importante qu’Oracle sur du matériel moins coûteux n’a pas été le seul élément déterminant de VectorWise. Cette solution permet également de réduire de moitié la durée de travail des intégrateurs. »

Un projet mis en place en moitié moins de temps, plus performant et fonctionnant sur du matériel plus économique… c’est la démocratisation de la Business Intelligence, qui était auparavant hors de portée des petites entreprises. Encore un avantage clé apporté par l’open source.

Prochaine étape pour la compagnie, la sortie de la seconde version d’Ingres VectorWise. Au menu, des performances en progrès, une meilleure gestion des infrastructures cloud, mais également une version native pour Windows, qui rejoindra la mouture Linux déjà existante. « Et ce n’est qu’un début », nous promet Roger Burkhardt.