Remplacement des mainframes : 4 motivations ont prévalu en 2009

Stratégies Channel

Conséquence du climat économique actuel : de plus en plus d’entreprises migrent leurs applications de leur environnement mainframe vers des systèmes ouverts comme Linux, Unix ou Windows. Quatre facteurs ont déterminé en 2009 le lancement de ces projets : la volonté de réduire le TCO, de maîtriser les risques, de stimuler l’innovation et d’accroître la productivité.

par Richard Pegden, Head of Product Marketing, Micro Focus

Réduire les coûts d’exploitation

Les coûts d’exploitation des mainframes sont généralement élevés, c’est pourquoi de plus en plus d’entreprises envisagent la migration de leur environnement. Nombre d’entre elles sont parvenues à réduire ces coûts de façon drastique, parfois de plus de 77%, grâce à une stratégie de migration. C’est le cas de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) française, qui a migré 11 mainframes, d’une puissance globale de 12000 Mips, vers Unix. Cette opération s’est traduite par une réduction stupéfiante de 45 millions d’euros du TCO.

La réduction des coûts est un facteur clé pour décider la migration des applications métier critiques des mainframes vers de nouveaux systèmes. Plusieurs clients ont ainsi économisé des millions d’euros en opérant de la sorte. Néanmoins, réduire les coûts opérationnels ne doit pas être une fin en soi. Plusieurs entreprises en ont profité pour investir dans d’autres domaines, consacrer plus de ressources à leur innovation produit, améliorer leur service client ou s’assurer des délais plus optimaux de mise sur le marché de leurs offres.

Eurocopter, filiale du groupe EADS, a elle aussi réduit ses coûts de façon significative en migrant son système de gestion des temps d’un mainframe vers un environnement Windows. Cela a finalement permis à Eurocopter d’arrêter son mainframe, ce qui s’est traduit par d’importantes réductions de coûts qui ont pu être réinvesti dans d’autres domaines.
 
Diminuer les risques

La migration d’application peut constituer une alternative peu risquée et très rentable aux stratégies de réécriture ou de remplacement, stratégies qui peuvent s’avérer très chères, interminables et qui ne garantissent pas toujours que l’ensemble des logiques métiers existantes seront conservées.

Car migrer les applications critiques sans toucher au code ni à la logique métier permet de moderniser son parc applicatif à moindre risque. Les fonctionnalités d’automatisation des solutions de modernisation font en effet chuter la probabilité d’erreurs introduites par l’intervention humaine d’un facteur 100 par rapport à la réécriture ou à l’installation d’un progiciel.
 
Piloter l’innovation

Les projets de modernisation des applications, et notamment ceux de migration, permettent aux entreprises de réduire significativement le délai de mise à disposition des nouvelles solutions informatiques et des services. Migrer des applications vers de nouvelles technologies réduit les délais de développement, les projets aboutissent ainsi plus rapidement. Conséquence, les entreprises peuvent consacrer plus de temps et de ressources à l’innovation. Grâce aux projets de migration, elles peuvent réduire le coût de mise à disposition de nouvelles fonctionnalités jusqu’à 60%.
 
Améliorer la productivité

Les processus de développement et de test en environnement mainframe peuvent s’avérer moins prioritaires que les tâches d’exploitation et ils peuvent prendre des heures de temps machine. La migration depuis le mainframe non seulement réduit les coûts associés aux applications d’entreprise , mais elle améliore également la productivité. Orange Business Services a ainsi amélioré la productivité de 200 utilisateurs d’environ 30 minutes par jour en migrant vers des plates-formes Unix, ce qui se traduit par des économies de 1 million d’euros par an.