Oracle: let the Sun…shine in!

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Oracle clôt l’année avec un bénéfice net en hausse de 10% et enregistre un retour aux résultats positifs pour Sun Microsystems, dont l’activité serveurs flirte aujourd’hui avec le milliard de dollars !

Belle annonce de résultats pour Oracle pour son quatrième trimestre fiscal, qui s’achevait le 31 mai dernier. Avec 9,5 milliards de dollars, l’entreprise californienne voit en effet son chiffre d’affaires annuel bondir de 39% par rapport à la même période un an plus tôt. En termes de profits, la hausse est de 25% à 2,4 milliards de dollars ! In fine, l’exercice 2010 se traduit par un résultat positif de 26,8 milliards de dollars, en hausse de 15%. Dont 7,5 milliards issus des nouveaux logiciels tandis que le renouvellement des applications (mises à jour et support) génère 13,1 milliards (+11%). Le bénéfice net annuel s’élève quand à lui à 6,1 milliards, soit une hausse de 10% !

L’acquisition de Sun Microsystems en avril 2009 pour 7,4 milliards de dollars (finalisée en janvier 2010), n’a donc pas pesé dans les résultats d’exploitation d’Oracle. Au contraire, l’entrée de Sun dans le giron d’Oracle aurait participé à hauteur de 1,8 milliard de dollars dans le chiffre d’affaires de la firme de Larry Ellison.

« Nous estimons que Sun a contribué pour 400 millions de dollars au bénéfice d’exploitation non-GAAP au cours de notre 4è trimestre, a déclaré le président d’Oracle, Safra Catz. A comparer aux pertes de Sun lors du trimestre clos en juin l’année dernière. Maintenant que Sun est rentable, nous sommes confiants dans notre capacité à atteindre ou dépasser notre objectif de contribution de 1,5 milliard de dollars de résultat d’exploitation en 2011, et 2 milliards de dollars en 2012. »

De quoi renouveler ses ambitions pour Sun Microsystems qui permet aujourd’hui à Oracle de proposer une offre tout-en-un logicielle et matérielle. « La version 2 de notre machine de base de données Sun Exadata surpasse les ordinateurs le plus rapides d’IBM aussi bien dans les entrepôts de données que dans le traitement des transactions, n’hésite pas à déclarer le PDG d’Oracle, Larry Ellison. Par conséquent, certains des plus grands clients d’IBM commencent à acheter des machines Exadata plutôt que de gros serveurs IBM […]. Et l’exercice 2011 des ventes Exadata approche à grands pas le milliard de dollars. »

De quoi dégrader un peu plus les relations entre les deux concurrents. De quoi aussi faire manger leur chapeau à nombre d’analystes sceptiques face à la  stratégie affichée par Oracle de se lancer sur le marché des offres serveurs…