La virtualisation des datacenters des serveurs au stockage

Stratégies Channel

Les avantages de la virtualisation sont désormais parfaitement connus. Celle-ci permet de réduire les coûts d’acquisition et de fonctionnement. Elle permet aux entreprises d’être plus flexibles et agiles face aux évolutions de leur marché. Et, comme le sait tout responsable informatique préoccupé par l’environnement, elle aide à réduire l’empreinte carbone du datacenter grâce à des besoins en consommation électrique et en climatisation diminués…

Par Andy Hardy, directeur international des ventes chez Compellent

La virtualisation de serveurs, qui permet à plusieurs applications de fonctionner de façon indépendante sur un même serveur physique, est un premier pas important vers un datacenter virtualisé. Toutefois, les responsables informatiques doivent combiner la virtualisation de serveur à la virtualisation de stockage pour optimiser au maximum une telle infrastructure.

Pour y parvenir, les responsables des datacenters doivent résoudre d’importantes problématiques en matière de stockage. Dans de nombreux cas, le stockage est relié directement au serveur et ne peut être partagé au-delà du serveur physique. La mise en place d’un SAN permet le partage des ressources centralisées, ce qui constitue un premier pas dans la bonne direction. 

Cependant, de nombreux SAN de première génération rencontrent les mêmes difficultés que les systèmes de stockage en attachement direct (DAS) au sein d’un environnement virtualisé. Certaines des limitations des systèmes de stockage locaux et des SAN traditionnels sont même accentuées par la virtualisation de serveurs.  En effet, il est souvent plus difficile pour les administrateurs de tailler le stockage à la mesure de chaque application quand des environnements de virtualisation de serveur sont couplés à des systèmes de stockage traditionnels.

Une application peut tirer profit d’une interface de serveur, d’une technologie ou d’une vitesse de disque, d’une configuration ou d’une programmation de snapshots spécifiques. Mais au sein d’un environnement de serveur virtualisé connecté en direct à un système de stockage local, toutes les applications qui fonctionnent sur le serveur physique doivent s’appuyer sur le même support de stockage, avec les mêmes caractéristiques. Les SAN les plus anciens n’apportent pas de solution : ils n’offrent qu’un nombre limité de volumes, insuffisants pour répondre à tous les besoins du grand nombre d’applications qui peuvent fonctionner sur un serveur virtualisé.

Afin de bénéficier pleinement d’une infrastructure de virtualisation de serveur, les services informatiques doivent déployer une solution de stockage holistique, basée sur un SAN de nouvelle génération permettant non seulement de partager complètement les ressources, mais surtout de classifier et de migrer automatiquement et facilement le stockage et d’offrir une protection complète des données. Car seule la virtualisation du stockage et du serveurs permettra au centre de données de réaliser les promesses et engranger les bénéfices attendus pour une data center virtualisé.