Il n’y a pas que l’iPhone 4 qui sort le 24 juin, Wmaker (CMS en ASP) va lancer un TRUC !

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« Il n’y pas que l’iPhone 4 qui sort le 24 juin 😉 », c’est en ces termes que s’achève le dernier post en date de Jérôme Pietri, co-créateur et dirigeant de Wmaker (ex-Webzinemaker) et l’un des dirigeants du Campusplex d’Ajaccio… Pour le 24 juin, les dirigeants de Wmaker, qui ont déjà il y a quelques jours lancé une plateforme ultra-économique permettant de lancer sa WebTV sans effort (nous en reparlerons), va lancer un pavé dans la mare du développement d’applis Androïd, iPhone et iPad, mais écoutons Jérôme Piétri, dont nous reprenons pour l’essentiel les propos ici…

Pourquoi être présent sur mobile ?

« … Je voudrais d’abord répondre à 3 questions qui me sont souvent posées :
Pourquoi être présent sur Mobile ?
iPhone a été une rupture d’usage, il a créé une plate-forme logicielle. Cette plateforme a fait explosé les usages mobiles, 50% des consultations web depuis mobile se font sur iPhone, alors qu’il ne représente que quelques pourcents des téléphones dans le monde. Avec iPhone, Apple a également fait admettre aux opérateurs une facturation des données au forfait. Mais la rupture technologique arrivera avec les réseaux LTE (ou 4G) qui apporteront ce que la 3G devait apporter il y a 10 ans, c’est-à-dire le confort de ADSL n’importe où.
»

Il ajoute : « D’ici 2 ans, les offres LTE seront sur le marché et être présent sur mobile sera une obligation mais c’est maintenant que les places doivent se prendre. Les analystes prédisent qu’à 2 ans, le mobile représentera 40 % des consultations internet. De notre coté, on y croit. »


Web mobile ou app mobile ?

Autre question soulevée par Jérôme Pietri : « Quelle est la différence existant entre une version web mobile et une app mobile ? »

Il répond : « La version Web mobile d’un site est compatible avec 100 % des téléphones mobiles allant sur internet, alors que les apps mobiles doivent être créées pour chaque plateforme iOS (Apple), Androïd (Google), etc. »

A la question de savoir quels sont les trois handicaps dont souffrent les versions web mobiles par rapport aux applications mobiles, le co-dirigeant de Wmaker (l’autre est Sébastien Simoni), répond : «  Elles sont plus lentes, parce qu’elles sont interprétées par le navigateur alors que les apps sont natives ; Elles manquent de visibilité par rapport aux apps qui disposent de Stores directement dans les téléphones (App Store pour iPhone, Android Market pour Google Phone, …) ; Elles gèrent encore très mal les coupures réseau alors qu’une app (bien faite) permet de conserver durablement les données sur le téléphone. »

Et Jérôme Piétri d’en conclure que ces 3 raisons font que les applications mobiles sont en train de fidéliser un public grandissant, qu’elles concurrencent fortement les newsletters et les lecteurs RSS et que chaque application installée sur un mobile est un lecteur gagné pour des années, si le contenu est au rendez vous…


Quel modèle économique ?

Dernière question fréquente sur laquelle se penche Jérôme Piétri : « Quel est le meilleur modèle économique pour les éditeurs de contenu ? ». Il répond : « Les applications mobiles des éditeurs de contenu ont la chance d’engendrer une récurrence dans l’utilisation. Ce type d’application est à l’opposé des applications jetables qu’on utilise une fois ou deux. Deux modèles s’offrent à vous : un modèle gratuit financé par la pub (90 % des apps de contenu) ou un modèle avec achat de contenu. Le marché de la publicité mobile ne fait que commencer. Le web a révolutionné le marché de la publicité en ouvrant le marché à de très petits acteurs. La publicité mobile va ouvrir le marché à d’autres types d’acteurs, notamment locaux, exclus jusqu’à présent du marché de la publicité sur internet. D’autre part, la redistribution des revenus sera très intéressante, beaucoup plus que les adSense de Google, car Apple propose 60 % pour l’éditeur… »

Suit le credo que les applications de contenu seront financées par de la publicité et qu’une poignée seulement d’acteurs, adressant un public très ciblé et solvable, rendront leur contenu payant. « Mais dans ce cas, ajoute-t-il, je crois quand même plus que les transactions seront liées à un abonnement sur le site et pas seulement à du micro-paiement sur mobile ».

L’équipe du Campusplex et leurs ipad


La solution Campusplex qui va en faire saliver plus d’un…

« Il y a maintenant 1 an, explique alors Jérôme Piétri, nous nous avons eu l’idée de créer un CampusPlex. Notre motivation était de regrouper dans un même lieu des sociétés complémentaires à WMaker afin de maintenir une avance technologique. (nda : le Campusplex auquel nous avons eu la chance d’assister à l’inauguration repose en fait sur le brillant concept nippon de « sociétés sœurs »). »
Au sein du Campusplex d’Ajaccio, en plus de Wmaker, il y a DuoApps, une entreprise créée par deux jeunes et talentueux corses (Dumè Siacci et Francescu Santoni).

Admiratif du travail accompli, J.Piétri explique : « DuoApps est devenu en l’espace d’un an un acteur important du Mobile en France avec 500 000 applications téléchargées (sur iPhone). Ils comptent parmi leurs clients des noms prestigieux comme M6, Aérospatiale, Gizmodo (nda : appartenant au même groupe que Channel Insider, Silicon et ITespresso notamment), Marianne, … »… Il s’exclame : « Ces clients ont eu bien raison de confier leur application à DuoApps car ils ont développé un des meilleurs socles applicatifs pour iPhone et je peux vous le certifier, j’ai testé des centaines d’applications ! »

Il explique la genèse du projet : Francescu Santoni ayant créé le framework avant de commencer à écrire la moindre ligne de code,  « il s’agit d’un logiciel qui leur permet d’automatiser l’écriture de code d’une application et d’avoir un code particulièrement optimisé. »  Il ajoute : « Le socle DuoApps est très souple, et cette souplesse va être mise à profit pour les clients de WMaker »

L’inauguration du Campusplex


Nous y voilà !

Et Jérôme Piétri de dévoiler le bébé que la cigogne (si tenté qu’il y en ait en Corse 😉 doit déposer le 24 juin,… le même jour que l’iPhone 4 d’Apple (il n’y a pas de hasard) ! « Notre collaboration, explique-t-il, nous permet d’accélérer le temps de création d’un site WMaker en une application mobile sans toutefois l’automatiser à 100 %. En effet, nous ne voulons pas sacrifier la qualité de vos apps et en faire de vulgaires applications basées sur du flux RSS. D’ailleurs Apple a décidé de ne plus accepter les applications basées sur le Flux RSS sans une réelle plus-value pour l’utilisateur. C’est la raison pour laquelle l’offre que je vais vous présenter … n’est pas totalement industrielle ».  Le dirigeant de Wmaker l’affirme : « Il y aura une intervention humaine derrière chaque création d’application. Les apps Androïd sont moins complexes à soumettre que les applications iPhone et iPad. En revanche pour ces deux dernières plateformes, c’est techniquement plus complexe et donc plus long. »

Une offre unique au monde en exclusivité pour WMaker… à partir du 24 juin

« Nous allons vous offrir la meilleure proposition de valeur du marché, quelque chose qui n’existe nulle part ailleurs. » s’enflamme Jérôme Piétri. « A partir du 24 Juin, vous aurez la possibilité d’être distribué sur l’App Store d’Apple et l’Androïd Market de Google. Comme je le disais plus haut, il y a une intervention humaine derrière chaque création d’application. Il existe aussi des
coût associés à la consultation de votre contenu (coût récurrent en ressources machines). Pour les utilisateurs de WMaker, en exclusivité, le prix d’une application variera de 250 € à 990 € HT suivant la plateforme. En revanche, il n’y aura pas d’autre abonnement que votre abonnement à WMaker. L’offre pourra être souscrite à la condition de disposer d’un Blog Pro (ex Portail Primo), un portail Xpert ou Pro. » (nda : le mode de facturation de Wmaker repose sur l’ASP, soit un abonnement mensuel des plus réduits, avec plusieurs paliers de facturation).
« Vos applications seront personnalisables. Nous allons publier une page détaillant les guidelines à respecter pour créer les éléments graphiques que vous allez nous fournir (nda : il parle aux éditeurs de sites Wmaker). Cela consistera en une série d’images déclinées en différents formats : page de chargement, bannière, vignette par défaut, vignette iTunes, etc. En suivant ces guidelines,  il sera très facile de réussir votre app. »

Conclusion en fanfare : « Nous avons une capacité de production d’une centaine d’apps par mois. En revanche, nous ne maîtrisons pas les délais de publication chez Apple. Il faut espérer qu’il n’y ait pas trop de monde en vacances cet été à Cupertino … » !