COLT sort une étude montrant que la sécurité reste le principal frein à l’adoption du Cloud Computing

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L’avenir est-il dans le nuage ? Peut-être… Mais l’adoption massive des services de type Cloud n’est pas encore à l’ordre du jour. Pourquoi ? Portio, pour le compte de Colt, a menée une enquête auprès d’un panel de 352 DSI européens. Principal enseignement ? 68% d’entre eux déclarent que leurs inquiétudes en matière de sécurité les dissuadent de plonger résolument dans le nuage.

Réalisée en août et septembre dernier, dans 13 pays européens, l’étude réalisée par le cabinet Portio Research a reposé sur une enquête réalisée auprès de DSI et de décideurs informatiques. 68% d’entre eux ont donc déclaré que les problèmes de sécurité sont au cœur de leur réflexion et les poussent à ralentir ou différer l’adoption du Cloud Computing. L’enquête révèle aussi que le niveau de performance et la fiabilité des services constituent leur deuxième source d’inquiétude (58%). Troisième critère mis en avant par les décideurs interrogés, à hauteur de 47% : ils observent un manque de transparence dans les modèles de tarification. Ils craignent donc, selon eux légitimement, de devenir « captifs » d’un Cloud.

A contrario, le principal facteur plaidant pour une adoption rapide et intensive des services de cloud tient à  la nécessité d’accéder, en tout lieu, aux applications et aux données de l’entreprise. Viennent ensuite l’atténuation des risques (62%) et l’innovation (57%). 50% des responsables interrogés par Portio on affirmé que l’hébergement de la messagerie d’entreprise et de la sauvegarde des données critiques sont les services les plus utilisés (ou envisagés) en matière de Cloud Computing. Viennent ensuite les applications bureautiques, tandis qu’on en trouve encore 40% qui citent l’accès à des applications de Paie et de gestion financière.

Ils ont tout compris

Les auteurs de l’étude expliquent que si le cloud computing en est encore à ses prémices, ses principaux atouts semblent désormais clairement compris. Ainsi, 48% des DSI consultés pensent que l’intérêt de cette nouvelle approche réside pour l’essentiel dans la réduction des coûts, 21% estiment que l’avantage numéro un restent de dispenser les entreprises de construire et de maintenir leurs propres data centers, enfin 19% trouvent qu’il s’agit-là d’un moyen très efficace d’alignement des capacités IT sur leurs objectifs métier.
Et les enseignements sont encore nombreux. Ainsi, l’enquête révèle qu’un peu plus du tiers des personnes interrogées s’attendent à un accroissement significatif de l’adoption des services cloud, 2 responsables sur 5 prévoyant que leur futur budget informatique sera consacré à ce type de services dans une fourchette allant de 21 à 40%.

La réponse de COLT

Béatrice Rollet, Directrice Marketing Division CMS COLT France, commente : « De nombreux DSI français étudient actuellement le recours à des services de cloud computing. Renforcer l’agilité de leurs services informatiques est plus que jamais essentiel pour gagner en efficacité, pour réduire les coûts et pour améliorer la productivité des directions métiers. Cette enquête met en exergue qu’au-delà des interrogations légitimes, les services de cloud computing sont appelés à jouer un rôle déterminant et crucial pour atteindre ces objectifs »

Maggy McClelland, Directrice de l’activité COLT Managed Services, ajoute : « La sécurité est une préoccupation majeure de nos clients notamment en matière d’adoption de services de cloud computing. La propriété et la responsabilité de leurs données sont en effet en jeu. Convaincus des avantages de ces solutions et soucieux de maitriser les risques, de nombreux clients cherchent à établir une relation plus transparente avec les prestataires de services de cloud computing. Notre expérience en termes de solutions réseaux et de services managés nous permet d’apporter des réponses de bout-en-bout, transparente et éprouvées, aux enjeux d’intégrité, de propriété et de responsabilité des données. Performance et fiabilité sont les deux autres piliers de nos offres ».

Dans le cadre de cette étude, COLT a tenu à saluer la récente publication de l’ENISA (Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information), intitulée « Cloud Computing: Benefits, risks and recommendations for information security ». Celle-ci fournit, selon COLT, des recommandations pratiques et détaillées sur les atouts et les risques du Cloud Computing en matière de sécurité de l’information. De quoi, pour COLT, mettre en avant ses solutions de services managés. Solutions qui s’appuient sur une infrastructure associant un réseau de fibre optique de 25 000 km et 19 data centers à travers l’Europe ! Cette présence, explique la firme, lui permet d’assumer la responsabilité globale de la sécurité, la disponibilité et la continuité des systèmes d’information pris en charge. Et le fournisseur d’ajouter que ses engagements de niveau de service s’adaptent à chaque entreprise cliente, qu’ils sont associés à des services et non basés sur la technologie, que ses offres d’Enterprise Cloud offre aux clients de tirer le meilleur parti des services d’infrastructures et d’applications managées. « Nos clients améliorent ainsi leurs niveaux d’efficacité, de sécurité et de performance au sein de leur entreprise, selon leurs besoins. » conclut COLT.

Méthodologie mise en oeuvre
Portio Research a interrogé des entreprises ayant aussi bien évalué et adopté le cloud computing, ou l’ayant évalué sans néanmoins la retenir. L’étude réalisée auprès de DSI et de décideurs IT a permis de recueillir des avis sur les divers aspects du cloud computing. Elle a été réalisée en août et septembre 2009, dans 13 pays en Europe. Les résultats de cette étude se fondent sur des enquêtes réalisées via Internet ou par téléphone, auprès de 352 personnes ayant déclaré participer aux décisions d’achats des technologies dans leur entreprise. L’échantillon utilisé se compose à 65,3% de professionnels de niveau un – DSI, directeurs techniques, vice-présidents ou hauts responsables informatiques rendant compte directement au directeur général ou au propriétaire de la société. Les 34,7% restants regroupent des professionnels de niveau deux ou trois, rattachés à la direction informatique ou faisant partie de l’équipe informatique. L’enquête a été menée auprès des secteurs suivants : secteur tertiaire (51%), secteur financier (27%), médias (10%) et secteur public (12%). D’un point de vue géographique, cinq grandes zones ont été retenues :
•           Europe de l’Ouest (32%) – France, Allemagne, Belgique, Pays-Bas
•           Europe du Sud (32%) – Espagne, Portugal, Italie
•           Royaume-Uni et Irlande (20%)
•           Europe du Nord (8%) – Suède, Danemark
•           Europe centrale (8%) – Autriche, Suisse


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