Et hop, un rachat de plus pour Cisco en proie à la fièvre acheteuse

Stratégies Channel

Starent Networks. C’est le nom de la nouvelle société, fournisseur télécom, acquise par Cisco moins de deux semaines après la méga-acquisition de Tandberg. Montant du chèque cette fois : pas loin de trois milliards de dollars ! Cisco serait-il devenu un acheteur Ciscompulsif ?

Encore une opération de croissance externe pour Cisco, qui ne sort pas encore une fois son porte-monnaie pour racheter une startup, mais bien son chéquier pour acquérir à prix d’or (2,9 milliards de dollars, soit un peu plus de 2 milliards d’euros) un acteur important du monde des télécoms. Starent Networks, côté au Nasdaq, est en effet un fournisseur de solutions matérielles et  logicielles dédié au monde des telcos, des cœurs de plates-formes aux cœurs de réseaux, et puis des services de convergence, et bien d’autres choses encore.

Ce qui ne lasse pas d’étonner les spécialistes et les experts de tous poils, c’est que cette nouvelle acquisition de la firme de John Chambers (photo) suit de très près – moins de 15 jours – le rachat du géant norvégien de la vidéoconférence et de la téléprésence Tandberg. En outre, l’opération est directe et rapide : Cisco devrait verser 35 dollars par action Starent Networks pour une opération qui devrait être bouclée d’ici la fin du premier semestre 2010. L’idée sous-jacente pourrait être un accès plus rapide et plus généralisé à l’ensemble des normes de transmission « up to date » (LTE, CDMA, UMTS, Wimax, Femtocell…), dont Starent est l’un des spécialistes les plus réputés. Sa spécialité est de fournir aux opérateurs mobiles un kit nécessaire pour déployer des services Internet mobile à haut et très haut débit pour le compte de leurs clients. Si l’opération était approuvée, et allait au bout de l’obtention de toutes les autorisations nécessaires, Cisco deviendrait un acteur incontournable sur un nouveau terrain : celui de la 4G, qui retient l’attention de tous les spécialistes et attisent toutes les convoitises (sauf en France où l’on se dispute « artificiellement » une quatrième licence 3G, mais c’est un autre problème…).

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