Télécoms: Casio, NEC et Hitachi et Casio regroupent leurs activités de téléphonie mobile

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Trois grands noms de l’électronique nippone, Casio, NEC et Hitachi, viennent d’annoncer la fusion de leurs activités de téléphones mobiles. Motif avancé : gagner en compétitivité, selon le vieux principe des mousquetaires d’Alexandre Dumas « Un pour tous, tous pour un ! ».

Source: AFP

Comme dans le roman d’Alexandre Dumas, sur le cliché du photographe japonais de l’AFP, les trois mousquetaires sont quatre. Mais ce sont bien trois groupes d’EGP japonais qui viennent de rendre public à Tokyo le rapprochement de leurs activités téléphonie mobile. Soit NEC, Casio et Hitachi. Leur but avoué ? Gagner en compétitivité, sur un marché où aucun d’entre eux n’est assez fort seul.

Reste qu’Hitachi et Casio étaient déjà unis au sein d’une société commune depuis 2004, baptisée Casio Hitachi Mobile Communications. La nouveauté vient donc de NEC qui s’agrège donc à cette entité afin de former un nouveau groupe, dont NEC détiendra 66% des parts, Casio et Hitachi respectivement 17,34% et 16,66%. Très vite, la part de NEC grimpera suite à une augmentation de capital à 70,74% et celle de Casio à 20%, tandis que celle d’Hitachi descendra à moins de 10% (9,26% exactement). Le nouveau groupe, baptisé NEC Casio Mobile Communications (notez que le nom d’Hitachi disparaît), débutera ses activités en avril 2010, les partenaires prévoyant à terme de conserver 2.200 salariés, après rattachement du personnel d’une usine nippone de NEC. En revanche, les trois marques devraient continuer, au moins pour un temps, à cohabiter sur le marché japonais et à l’export.

A l’heure actuelle, les trois compères revendiquent un peu moins de 20% de parts du marché japonais, derrière le leader Sharp qui contrôle à lui seul environ un quart des achats de nouveaux téléphones portables dans l’archipel. Leur premier objectif commercial est donc, après regroupement de leurs activités, de passer devant Sharp sur un marché malgré tout en voie descendante depuis au moins 24 mois et où l’américain Apple, le coréen Samsung et le taïwanais HTC commencent à bien se vendre.

Source photo : AFP – Toshifumi Kitamura


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