Bert Nordberg pour diriger Sony Ericsson

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C’est un Sony Ericsson affaibli, après l’enregistrement de pertes historiques, que va présider Bert Nordberg, jusqu’ici dirigeant d’Ericsson. La prise de fonction du nouveau DG du cinquième fabricant mondial de téléphones mobiles est programmée au 15 octobre. Il succède à Hideki Komiyama, parti à la retraite.

La fidélité, ça paye… Bert Nordberg, 54 ans, n’a connu qu’une seule firme depuis plus de 20 ans : Ericsson. Ce suédois affable, qui accèdera le 15 octobre prochain à la présidence du groupe Sony Ericsson est en effet entré en 1986 chez Ericsson, qu’il n’a jamais quitté.

Depuis 2008, il dirigeait la division d’Ericsson dans la Silicon Valley. De quoi observer à la loupe quelques-uns des principaux concurrents du groupe et d’analyser les forces et les faiblesses de Sony Ericsson, confronté à des pertes importantes au cours des derniers mois et à une stagnation de ses parts de marché.

Pour lui, l’objectif est clairement désormais de renouveler de fond en comble la gamme du fabricant en mettant le focus sur le design, les terminaux haut de gamme et de prestige, ainsi – et surtout – que l’Internet Mobile. Un terrain sur lequel il avoue le retard de Sony Ericsson.

Le remplaçant de Hideki (Dick) Komaiyama, qui sera resté moins de deux ans à son poste, ne vient donc pas de Sony mais de son partenaire suédois. Cependant, il sera sous la tutelle du Big Boss de Sony, Howard Stringer. Le même Howard Stringer est du reste nommé président non exécutif en lieu et place de Carl-Henric Svanberg, ex-Pdg d’Ericsson parti chez BP il y a quelques mois.

Si, officiellement tout est calme au sein du groupe, il n’en reste pas moins que sa perte opérationnelle au premier semestre 2009 de  636 millions d’euros et le départ de plus de 2.300 salariés en un an, n’invitent pas nécessairement à la confiance à court terme… D’autant qu’au deuxième trimestre de cette année, le nombre de terminaux mobiles vendus par le groupe a chuté de 43 % par rapport à l’an passé, contre -6% sur la même période pour le reste du marché. 

C’est donc un challenge de taille qui est proposé au nouveau Directeur Général, qui doit remettre sur pied un groupe devenu 5ème acteur mondial avec moins de 5% de parts de marché, d’autant que ses retards technologiques sont criants, face aux iPhone d’Apple, aux BlackBerry de RIM, aux terminaux Nokia, Samsung, HTC et quelques autres ! Mais Bert Nordberg est parfaitement conscient de la situation et promet des efforts et de belles nouveautés à venir d’ici la fin de l’année… A suivre donc !


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