S’il est dans le rouge, Intel le doit à la Commission Européenne

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Avec une perte nette frisant les 400 millions de dollars au deuxième trimestre, on pourrait en conclure qu’Intel est l’une des victimes de la crise économique mondiale… Il n’en est rien ! Ce résultat décevant est du dans une large mesure au provisionnement de l’amende infligé au fondeur par les autorités européennes pour abus de position dominante (Intel a fait appel). Un fait donc exceptionnel qui plombe les comptes du géant américain des processeurs, par ailleurs plutôt en forme.

L’amende record de 1,06 milliard d’euros infligée au numéro un mondial des microprocesseurs n’en a pas fini de faire jaser chez Intel comme au-delà… L’annonce des résultats du fondeur en est une nouvelle occasion. Et si le géant de l’électronique dit s’attendre à une amélioration du marché, il n’en a pas moins publié une perte de 398 millions de dollars pour le deuxième trimestre. Mais, si l’on exclut le montant de l’amende européenne, le groupe réalise tout de même un bénéfice de 18 cents par action, contre une prévision des analystes qui l’anticipaient à seulement 8 cents ! Il n’en fallait pas plus pour que l’action s’envole en bourse. Ce, même si le bénéfice courant s’avère amputé d’un tiers par rapport à la même période de l’an dernier : 1 milliard de dollars tout de même, pour un chiffre d’affaires en légère hausse (8 milliards de dollars) en dépit de ventes en volumes inférieures au deuxième trimestre de l’année précédente. Le cours de l’action est d’autant plus marqué à la hausse qu’Intel a indiqué s’attendre à une nouvelle augmentation de ses recettes pour le trimestre en cours et que son Directeur Général, Paul Otellini (photo), a salué «l’amélioration des conditions régnant sur le marché des ordinateurs, avec la plus forte progression entre le premier et le deuxième trimestre enregistrée depuis 1988 et des attentes solides d’un second semestre plus fort».