ShoreTel décidé à se lancer à l’assaut du marché français

Stratégies Channel

Selon nos confrères du Journal des Télécoms, le spécialiste américain de la VoIP ShoreTel s’apprêterait à faire son débarquement en France en appuyant notamment son offensive sur une politique tarifaire agressive.

ShoreTel, spécialiste US de la voix sur IP depuis 1994, continue son expansion mondiale. Et après avoir déjà débarqué en Europe il y a plus de deux ans, en Allemagne, en Espagne et en Grande-Bretagne, c’est désormais le territoire français qui a ses faveurs. L’information, relayée par nos confrères du Journal des Télécoms, est validée par le fabricant américain. Celui-ci explique, par la voix de Paul-Emile Guyon (responsable pour la France mais aussi le Maghreb depuis le 1er avril dernier, voir sa nomination ici) qu’il mise principalement sur des prix nettement plus raisonnables que ceux des géants du secteur (Avaya et Cisco) et sur les qualités intrinsèques de sa solution qu’il qualifie « d’intelligente ».

Le groupe a réalisé l’an passé 130 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le monde (« sans aucune dette » précise P-E Guyon auprès du JDT) dont l’immense majorité sur le territoire américain (85 % de ses revenus). En 2008, ShoreTel a signé un partenariat avec le distributeur français HL2D qui lui a permis de mettre un premier pied dans l’hexagone. Mais, désireuse d’aller plus loin, la société américaine a d’une part prolongé ce partenariat avec HL2D, d’autre par signé un partenariat avec Feeder, distributeur bien connu, situé à Vitrolles, qui dispose d’antennes au Maroc et en Algérie, ainsi qu’à Dubaï.

Outre les qualités « natives » de sa solution, dont une grande interopérabilité et la compatibilité de ses terminaux avec le standard SIP, ShoreTel ne fait pas secret auprès de nos confrères du JDT de sa volonté de travailler, avec une plate-forme unique et solide, tous les types de clientèles d’entreprises, du SMB aux grands comptes. Et, pour ce faire, ses arguments tarifaires et un TCO présenté comme sensiblement moins élevé que celui des grands concurrents mondiaux devraient l’aider à multiplier ses parts de marché dans un contexte de migration rapide de nombreuses entreprises vers le « tout IP ».

L’article du JDT : www.jdt.fr/article.php?id=81&np=1