Pour Software AG il faut sauver le soldat … logiciel européen

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Dans le contexte de crise actuel, Software AG estime que renforcer le poids politique et économique du secteur européen du logiciel est plus que jamais nécessaire. Et le fait savoir via cette tribune…

Pour Software AG, il faut considérer que:

•    Le poids stratégique du secteur du logiciel doit plus que jamais être un thème clé à aborder au sein du Parlement européen.

•    Le secteur du logiciel résiste mieux à la crise que l’industrie manufacturière traditionnelle.

•    Le ralentissement économique met en évidence l’importance de la diversité des industries pour les économies européennes.

•    Le secteur informatique doit prendre plus d’importance stratégique au niveau politique.

•    Le secteur informatique est appelé à jouer un rôle clé pour stimuler la reprise et la croissance de l’économie.

•    Le logiciel est un outil idéal pour gagner en efficacité, mettre en œuvre des réductions de coûts, garantir le respect des réglementations et gérer les regroupements d’entreprises. 

Software AG invite les industriels et les politiques à reconnaître le rôle stratégique du secteur européen du logiciel pour contrer le ralentissement économique actuel et soutenir la reprise. Si les fabricants européens subissent de plein fouet une chute de la demande d’exportations, les principaux éditeurs mondiaux de logiciels résistent à la dégradation du climat économique. Le marché du logiciel devrait rester stable en 2009 et repartir à la hausse en 2010. Un secteur du logiciel élargi amortirait la contraction économique et permettrait de renouer plus vite avec la croissance. L’industrie du logiciel jouera également un rôle majeur pour aider les secteurs public et privé à s’adapter rapidement et à moindre coût aux changements économiques. Elle offre en effet le seul moyen économique et performant de concilier des exigences contradictoires telles qu’une meilleure efficacité, des réductions de coûts, le respect des nouvelles réglementations et la mise en œuvre plus rapide des fusions et acquisitions consécutives aux regroupements d’entreprises.

Les analystes prévoient un marché mondial du logiciel stable en 2009, nettement moins touché par la crise que beaucoup de secteurs de la fabrication, et un retour à la croissance en 2010. En Allemagne, une étude réalisée par Bitkom en mars dernier révélait que le ralentissement économique n’avait aucun effet négatif direct sur plus de 60 % des sociétés du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC), soit une hausse de huit points par rapport à février.

Pour Frédéric Fuchs (image ci-dessus), Country Representative France & Italy et Senior Vice-President Software AG : « La conjoncture économique actuelle, le redéploiement des économies et les nouvelles normes qui en découlent, sont des facteurs qui sont annonciateurs de modifications profondes de notre environnement économique. Dans les années à venir, le poids du secteur IT sera de plus en plus important et il est nécessaire qu’il soit soutenu par les gouvernements dès aujourd’hui. Des éditeurs comme Software AG développent des offres tout à fait pertinentes car elles répondent aux problématiques de simplification, d’évolutivité, d’optimisation et de modernisation des systèmes d’information et permettent ainsi aux entreprises d’augmenter fortement leur réactivité, ce qui est aujourd’hui primordial face à la crise. »

Les logiciels d’infrastructure métier, qui permettent aux entreprises de contrer la récession, contribuent pour une large part à la résistance du secteur du logiciel. Alors que les entreprises subissent des pressions souvent contradictoires pour réduire leurs coûts, améliorer leur efficacité, mettre en œuvre de nouvelles réglementations et gérer efficacement les regroupements, seule une infrastructure informatique souple et agile peut les accompagner dans ces démarches et les aider à mieux appréhender le contexte actuel.

« Le secteur allemand et européen de la fabrication a toujours réalisé d’excellentes performances en matière d’innovation, d’exportations et de croissance », commente Karl-Heinz Streibich, CEO de Software AG. « Néanmoins, le ralentissement actuel des marchés mondiaux a montré la vulnérabilité des principales économies de l’Europe, très dépendantes de ce secteur. Il est urgent que l’Union européenne et les gouvernements nationaux reconnaissent concrètement le rôle stratégique du secteur du logiciel et mettent en place un ensemble de mesures incitatives ».

En Allemagne, le plan de relance de 50 milliards d’euros cible essentiellement des programmes d’infrastructure puisqu’1% seulement de cette somme (500 millions d’euros) est affecté au secteur des TIC. En incluant le secteur des technologies de l’information et de la communication dans le plan de relance, les politiques ont montré qu’ils avaient une place stratégique au sein des politiques économiques. Toutefois, le montant qui est alloué reste sept fois inférieur à celui affecté au développement d’infrastructures. Il est également impératif de définir une stratégie politique européenne claire sur les moyens de renforcer le secteur du logiciel en vue de développer les technologies du futur et de préserver des emplois de haute technologie.

« Il faut aller plus loin », poursuit Karl-Heinz Streibich. « Le plan de relance doit à la fois cibler les secteurs qui renoueront vite avec la croissance et offriront une rentabilité rapide, dans l’intérêt de tous, et protéger les secteurs vulnérables. L’Europe, qui met au point des technologies de pointe, ne peut pas se permettre de se laisser dépasser par ses concurrents internationaux. Comme Airbus le faisait remarquer le mois dernier, licencier des travailleurs qualifiés pourrait déclencher une fuite des cerveaux qui freinerait la reprise. Les États-Unis aussi ont conscience du problème », ajoute Karl-Heinz Streibich.

Outre-Atlantique, le plan de relance affecte pas moins de 20 milliards de dollars à l’informatique de santé et 4,3 milliards aux technologies avancées de grilles de calcul, avec la possibilité d’aller jusqu’à 70 milliards de dollars d’ici 2013.