Vers une externalisation intégrale de l’informatique d’Alcatel-Lucent ?

Stratégies Channel

L’équipementier télécoms vient de lancer un appel à candidatures. Son but ? Confier la prise en charge de ses équipements et applications informatiques à une société tierce. La décision serait prise avant la fin mai.

Qui va être retenu par Alcatel-Lucent ? Et celui-ci a-t-il bien l’intention de signer un méga-contrat de services informatiques ? Selon Les Echos.fr, Alcatel- Lucent réfléchirait en effet à l’externalisation  l’ensemble de son informatique dans le monde ! Il a lancé à cet effet un appel à candidatures ( RFI, pour « request for information ») avec l’idée d’arrêter sa décision prochainement, probablement avant le début de l’été. L’équipementier serait à la recherche d’un acteur solide capable de prendre en charge pour sept ans l’ensemble de son parc informatique (PC, serveurs, etc.) tout en se chargeant de la maintenance de ses applications informatiques. ALU réfléchirait même à l’opportunité d’externaliser pour partie sa R&D… Un contrat de plusieurs centaines de millions d’euros par an est à la clé ! Evidemment les géants des services informatiques, capables de relever un tel défi, ne se comptent pas par dizaines et l’on pense logiquement à Accenture, HP ou IBM ou HP, même si des SSII comme Atos ou Capgemini ne sont pas à négliger si elles décident de s’associer dans un consortium avec l’un des gros acteurs américains. Selon plusieurs analystes, HP tiendrait la corde en cas de décision rapide d’ALU. La firme de Palo Alto a en effet l’avantage évident d’être très bien connu de Ben Verwaayen, DG d’Alcatel-Lucent. Quand il se trouvait à la tête de BT, celui-ci avait conclu un accord commercial croisé avec HP pour 1,5 milliard de dollars … sur sept ans ! 

Ce projet, s’il est confirmé par la direction (ce qui n’est pas encore le cas à l’heure où nous écrivons ces lignes), aurait pour but essentiel une réduction drastique des coûts dans un contexte d’anticipation de baisse du chiffre d’affaires, l’équipementier prévoyant pas moins de 750 millions d’euros d’économies en 2009 et des milliers de suppressions de postes… Un projet qui devrait du reste faire du bruit en interne pour ses conséquences directes sur les emplois tant directs qu’indirects !