Windows XP écope de cinq mois de sursis…

Stratégies Channel

Il ne s’agit pas d’une condamnation en justice de l’ancien OS de Microsoft, mais du nouveau délai accordé par l’éditeur à son système d’exploitation. Confronté au boom des netbooks et au désamour généralisé de Vista, Microsoft a donc décidé de reporter de quelques mois la mort de son XP. Une fin programmée fin janvier et qui se voit officiellement repositionnée au 30 mai 2009… Jusqu’au prochain report ou au lancement de Windows 7 ?

Fin janvier, la sentence aurait du être exécutée : s’en était fini du bon vieux mais toujours vaillant XP. Celui-ci devait définitivement s’effacer au profit du seul Windows Vista. Las pour la firme de Redmond, ce dernier n’est toujours pas en odeur de sainteté dans de nombreuses entreprises et administrations. Au point qu’un des arguments les plus couramment utilisés par les fabricants d’ordinateurs s’adressant aux marchés professionnels, particulièrement les grands comptes, est en substance le suivant : « Vous pouvez opter pour XP à la place de Vista ». Ce, grâce à un CD fournit spécialement par Microsoft… Et les DSI ne se font pas prier pour accepter une telle offre, échaudés qu’ils sont par les incompatibilités ou instabilités de  certains logiciels ou matériels avec Vista, ou par l’opinion (injustement ?) négative d’une large part des utilisateurs de PC.

Conséquence directe: Selon la BBC, premier média à avoir sorti cette information, Microsoft accepte de prolonger jusqu’au mois de mai l’option de rétrogradation de Vista à XP (puisque ce dernier ne doit plus normalement être fourni avec un PC neuf). Revendeurs comme intégrateurs pourront commander XP jusqu’au 31 janvier, mais l’éditeur assurera les livraisons jusqu’à fin mai. Quant aux netbooks, moins nombreux désormais à « tourner » sous Linux, ils pourront  être vendus avec XP jusqu’en juin 2010.
Conséquence indirecte : l’arrivée de Windows 7 été sans doute avancée à la rentrée 2009 voire même plus tôt, un passage direct de XP à Windows 7 n’est plus inconcevable pour certains constructeurs d’ordinateurs.

Il faut dire que les dernières statistiques, publiées en novembre dernier par Market Share et concernant la part d’internautes exploitant une plateforme Windows, montrent un tassement certain : 90 %. Un chiffre certes digne de la réélection d’un dictateur, mais qui baisse de près d’un point par rapport à octobre. Un chiffre qui n’a en outre jamais été aussi faible depuis très longtemps et qui montre que Mac OS X et dans une moindre mesure Linux, tirent les marrons du feu.


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