Les technologies de développement rapides, développeurs de demain ?

Stratégies Channel

En raison de l’évolution constante du marché (time to market toujours plus court, recherche de compétitivité immédiate, concurrence intense…) mais également de la raréfaction des compétences informatiques (pénurie de développeurs…), les technologies de développement semblent à nouveau gagner le cœur des DSI et des SSII.

Par Jean-Luc Saouli, Directeur technique de W4

Afin d’illustrer au mieux notre propos, nous pouvons tout d’abord nous pencher sur la dimension humaine qui nous amène à nous poser la question de savoir si oui ou non les technologies de développement peuvent apporter une réponse adaptée au manque de développeurs constaté depuis maintenant plusieurs années. Avant tout, il convient de noter que tous les pans de l’industrie sont concernés (les départements informatiques des entreprises, les éditeurs et surtout les intégrateurs).

Cette précision est importante dans la mesure où chacun livre aujourd’hui une bataille de la séduction pour renforcer ses équipes et débaucher des collaborateurs confirmés (vecteur de recrutements originaux, qualité de vie, avantages…). Cet élément est particulièrement impactant pour les SSII qui voient fréquemment leurs effectifs fondre comme neige au soleil après avoir délégué leurs collaborateurs chez leurs clients finaux. Le problème étant de les remplacer pour pouvoir tenir la charge des projets en cours ! C’est précisément dans ce contexte que les temps de développement peuvent représenter un avantage concurrentiel stratégique et permettre de pallier le manque de main d’œuvre.

En effet, selon une récente étude menée auprès des professionnels du secteur, il apparaît que l’utilisation d’outils de développement dans un projet permet de réduire de 20 % le cycle de développement, mais surtout de diminuer également de 15 % le nombre de ressources nécessaires à la réalisation du projet. En ce sens, les technologies de RAD peuvent substantiellement contribuer à faire face au manque de développeurs. Au-delà de ce premier constat, l’usage de solutions de développement permet aussi de contenir les coûts liés à l’embauche de nouveaux collaborateurs et donc de «  chouchouter ses équipes et de les fidéliser ». Cette logique financière est également un élément jouant largement en la faveur des technologies de développement, et notamment pour les structures petites et moyennes pour lesquelles le coût de l’emploi est une donnée importante.

Au niveau technologique, les technologies de développement offrent de plus un avantage important aux développeurs et leur permet de se transformer rapidement en expert métier en intégrant aisément les spécificités de chaque secteur d’activité. Cela permet alors de ne pas recruter des experts métiers (chers et difficiles à trouver) mais plutôt des développeurs transversaux qui pourront, au travers des solutions de développement rapides, aisément déployer des environnements métiers en un minimum de temps. Cela contribuera également à permettre aux développeurs de gagner en polyvalence et de travailler sur des déploiements variés et à valeur ajoutée. Dans un contexte de recrutement très tendu, cet élément est un gage de qualité important contribuant à fidéliser ses collaborateurs.

Les technologies de développement, au-delà de leurs apports techniques, pourraient donc s’imposer comme une réponse adaptée à la pénurie de développeurs sur le marché. Bien entendu, elles ne pourront intégralement les remplacer mais plutôt permettre d’augmenter la productivité des entreprises à effectif constant. En ce sens, elles devraient largement s’imposer dans l’industrie pour leur approche en phase avec leurs besoins technologiques et humains.

Jean-Luc Saouli, W4