Cisco donne les moyens d’un télétravail réussi

Stratégies Channel

Le constructeur, dont nous avions rencontré il y a quelques semaines le patron du Channel en France, Yves Rochereau, a annoncé en ce début de septembre le lancement de Virtual Office, une solution qu’avait évoquée, sans entrer dans les détails, Monsieur Rochereau lors de notre rencontre. A la clé : la possibilité, depuis son ordinateur à la maison de participer à des réunions mêlant vidéo et audio, d’accéder à ses e-mails et aux agendas collectifs de l’entreprise. De quoi autoriser un niveau d’ubiquité suffisant pour être là sans y être totalement !

L’existant: le télétravail peine à se concrétiser ?

C’est peu de dire que, contrairement à nos voisins anglo-saxons et aux nord-américains, le télétravail est toujours resté une perspective sans résultats majeurs dans l’hexagone.

Cela dit, avec le surenchérissement de l’essence, les temps de transport qui s’allongent et la pollution qui va à l’encontre des politiques volontaristes en matière de protection de la nature, les comportements changent y compris en France.

A preuve : l’annonce récente de certaines administrations, par exemple la Sécurité Sociale, de faire travailler depuis chez eux certains salariés de l’entreprise, avec pointage à distance et contrôle du travail itou.


Qu’à cela ne tienne: Cisco est là !

C’est donc à point nommé que le géant des réseaux Cisco vient de dévoiler un ensemble mixant habilement logiciel et matériel et baptisé Cisco Virtual Office (CVO). Sa mission ? Permettre à faible coût et avec simplicité de travailler depuis chez soi presque comme si l’on était présent en entreprise. CVO est composé pour l’essentiel de deux briques : l’une qui s’installe chez le salarié, l’autre dans l’entreprise, la communication entre ces deux briques étant immédiate et naturelle.

L’employé ou le cadre se voit doter d’un téléphone en voix sur IP maison (le IP 7970G) ainsi qu’un routeur de la gamme 880 (avec point d’accès Wi-Fi, commutateur Ethernet 4 ports pour la prise en charge de la voix et des données). Le tout est complété par une simple webcam Logitech. Un choix évidemment induit par la recherche d’une solution au meilleur coût, bien que Cisco possède à son catalogue de nombreux produits de téléprésence encore onéreux (mais selon Yves Rochereau, la technologie étant mature, elle va finir par arriver chez monsieur tout le monde via une baisse drastique des prix).

On relie le routeur à son modem ADSL ou fibre optique (ou à sa Box, ce qui revient au même), puis le téléphone IP et le PC au routeur. La connexion est alors automatique et s’opère sous la protection d’un protocole sécurisé (HTTPS). Voilà le poste du salarié « notifié » au sein du réseau de l’entreprise. A partir de maintenant, y compris pour les sauvegardes et les mises à jour, tout se passe exactement comme si le salarié était dans les locaux de son entreprise, à quelques millisecondes près…

Le fonctionnement du CVO a été étudié pour être simple à mettre en œuvre, et tout aussi simple à configurer et à utiliser. Côté directeurs informatiques, la facilité de définitions des profils utilisateurs et du déploiement applicatif est un gage d’adoption rapide, d’autant que Cisco a tout prévu, sous forme de services associés.

L’investissement matériel intra-entreprise se limite quasiment à un routeur Cisco. Sa mission ? Assurer bien évidemment la terminaison de la liaison VPN et la gestion des protocoles de sécurité (IPsec, SSL et L2TP). Le Cisco Security Manager – pour gérer toutes les règles de sécurité, ainsi que les pare-feu, les VPN, etc. – et un contrôleur d’accès Cisco Secure Access Control Server (ACS) finissent le tableau matériel et logiciel.


Ce qu’il faut en penser…

Cette solution CVO est tout sauf une improvisation de Cisco pour être en phase avec l’air du temps. Elle a été testée pendant deux ans au sein même de la firme, auprès de plus de 10 000 collaborateurs présents dans 70 pays. Même si, comme d’habitude, CVO concernera d’abord les américains. Prix de la solution ? Comptez environ 700 dollars, soit moins de 520 euros. Prévu pour une arrivée en Europe à partir de janvier 2009, le CVO pourrait voir d’ici là son prix revu encore à la baisse.

Jamais la mise en place du télétravail, y compris au sein de petites et moyennes structures, n’aura été aussi évident. Puisse cette solution rencontrer le succès qu’elle mérite, et faire pourquoi pas tâche d’huile chez d’autres équipementiers réseaux.

Voici le témoignage en vidéo, d’une employée de Cisco:

Voir l’article (en anglais) consacré à cette solution par nos confrères de Vnunet.com
Plus d’explications (toujours en anglais) ICI
La vidéo d’explication (encore en anglais) est ICI

Quelques chiffres fournis par Cisco pour montrer le succès croissant du télétravail :
• Nombre estimé de télétravailleurs à l’orée de 2011: 112 millions (Gartner)
• Pourcentage de personnes susceptibles de travailler en dehors des bureaux principaux de l’entreprise: 90% (Nemertes Research)
• Montant moyen gagné par employé et par an en essence pour un employé qui travaille un jour par semaine de chez lui: 500 dollars.
• Moyenne commerciale des gains estimés pour une année  par un télétravailleur à plein temps : 22 000 dollars.
• Niveau de dioxine de carbone produit par une conduite annuelle équivalente à 1000 miles (1609 km): .45 tonnes (epa.gov)