Des licences plus souples pour les logiciels Microsoft virtualisés

Stratégies Channel

L’éditeur a décidé d’assouplir sa politique d’attribution de licences pour tenir compte de la mobilité des logiciels en cas de déploiement sur une plateforme de virtualisation. Mais seuls les “gros” acquéreurs de licences sont concernés pour l’instant…

Microsoft a donc décidé de mettre un peu d’eau dans son vin en matière de licences de ses logiciels utilisés en contexte de virtualisation. L’éditeur de Redmond a publié sur son site Web un document de sept pages, en anglais, qui donne en détail les nouvelles règles s’appliquant à compter du 1er septembre prochain.

Parmi ces nouvelles règles, la plus significative a trait à la disparition partielle des contraintes de transfert des logiciels d’un serveur physique à un autre. Jusqu’ici celles-ci interdisaient aux entreprises de déplacer sans bourse déliée un logiciel serveur virtualisé d’un serveur physique à un autre plus d’une fois tous les 90 jours. Autrement dit, il fallait acquérir une deuxième licence si l’on voulait passer outre ces 90 jours… L’intérêt même d’une infrastructure de virtualisation en perdait un sacré coup…

Virtual Transfer

Bonne nouvelle donc : les licences des logiciels serveurs estampillés Microsoft ne seront plus à partir du 1er septembre comptabilisées par serveur physique mais par « ferme » de serveurs. Si cette notion vous échappe, l’éditeur américain explique qu’une ferme de serveurs désigne jusqu’à 2 centres de données à proximité géographique.

Cela dit, tout n’est pas encore parfait, loin s’en faut. Ainsi cet assouplissement dans la position de Microsoft ne concerne pour l’heure que les achats de licences en volume (Volume License Agreement). Autrement dit, seules sont visées les entreprises dont les contrats comportent au moins cinq exemplaires d’un même logiciel serveur. La grande majorité des PME ne font pas appel aux VLA et verront leur situation inchangée.

En outre, l’éditeur de Redmond a volontairement restreint les déplacements à certains types de logiciels et en a exclu beaucoup d’autres,  comme les versions serveurs et clientes de Windows (XP ou Vista) ou bien encore les outils d’administration.

Cependant, il semble bien que pour Microsoft c’est « reculé pour mieux sauté ». De l’avis de nombreux spécialistes de la virtualisation et des politiques de licences – qui se sont exprimés dans la presse depuis l’annonce de Microsoft, la posture de l’éditeur sera difficile à tenir à long terme.