Fujifilm et Nintendo s’unissent pour le partage de photos

Tendances IT

S’appuyant sur le succès mondial recueilli par la console Wii, Nintendo va s’essayer au partage de photos en ligne et a signé un accord en conséquence avec son compatriote Fujifilm.

La Wii de Nintendo ne se contente pas d’être la console la plus vendue des consoles « Next Gen », au nez et à la barbe des géants Microsoft (et sa Xbox 360) et Sony (avec sa PS3). Elle est aussi, pour Nintendo, le centre de la maison numérique, un espace de divertissement qui, contrairement aux PC, a véritablement trouvé sa place au cœur du salon familial. Du coup, on comprend mieux pourquoi Nintendo vient de signer un accord avec Fujifilm, afin d’autoriser le partage de photos à distance via la console connectée au Web en Ethernet ou en WiFi.

Le fabricant japonais va donc proposer une sorte de « Flickr like », autrement dit un service en ligne qui va permettre aux utilisateurs d’uploader, de télécharger et d’imprimer des photos via l’Internet (NDR: sur machines Fujifilm). Les albums photos pourront être créés depuis le téléviseur et garnis de photos (rappel : la Wii dispose d’un lecteur de cartes SD) mais aussi agrémentés avec les Mii, ces petits personnages sympathiques faisant office habituellement pour les joueurs d’alter ego ou d’avatar virtuels. Il sera même possible de créer des cartes de visite, comportant le dit Mii !

(Parution initiale sur Channel Insider Italie )

Nintendo condamné aux USA pour contrefaçon

Dans le même temps, on apprenait que Nintendo venait d’être condamné aux États-Unis pour contrefaçon de manettes. A la clé 21 millions de dollars de dommages et intérêt à payer à Anascape, le plaignant qui avait attaqué la firme nipponne en 2006, assortis de l’interdiction de vendre des manettes Gamecube, Wavebird et Wii Classic Controller sur le territoire américain. A noter que la Wiimote et le Nunchuk (les deux nouveaux dispositifs sans fil induits par la Wii) ne sont pas concernés par ce procès.

Toute l’affaire reposait sur le dépôt préalable par l’américain Anascape d’un brevet concernant une « manette à stick analogique ». Et ce dernier avait attaqué pas seulement Nintendo, mais aussi Sony et Microsoft. Mais tandis que ces deux derniers avaient trouvé un arrangement « à l’amiable » avec Anascape (soit un gros chèque…) la firme de Kyoto s’était elle refusée à tout accord de ce genre.

Du reste Nintendo a aussitôt interjeté appel de sa condamnation avec effet suspensif. Les manettes incriminées peuvent donc continuer, pour l’instant, d’être vendues aux USA. Jusqu’au prochain épisode juridique… A moins que d’ici là Nintendo revienne sur son rejet de toute discussion autour des royalties d’Anascape.


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