ARES placé en redressement judiciaire !

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Après avoir annoncé la finalisation de la cession de son pôle SIS Ile de France à SCC et la cession de son pôle SIS Régions à CHEOPS Technology, la firme vient d’être placée en redressement judiciaire par le Tribunal de Commerce d’Evry.

Sale temps pour ARES, entrainé depuis plusieurs semaines dans une spirale que certains observateurs qualifient déjà de « fatale »…

Après l’annonce d’une chute de son chiffre d’affaires (-15% à périmètre comparable au deuxième semestre de l’exercice 2007/2008) et surtout d’une perte au titre de l’exercice 2007-2008 de -28,9 M€ (contre 12 M€ en 2006-2007), le groupe ARES avait alors entrepris la cession de la totalité de ses activités d’infrastructures (Pôle SIS), voir ci-dessous la liste de nos articles précédents. Cette cession a été finalisée vendredi 18 juillet 2008 (avec une date de transfert au 21 juillet 2008) et concerne donc SCC, pour les activités de vente d’infrastructures sur la région Ile de France, y compris les sociétés DCV Informatique et Sélectis. Une cession qui concerne 125 salariés. Par ailleurs, CHEOPS Technology reprend les activités de ventes d’infrastructures sur les régions Centre, Est, Méditerranée, Languedoc, Lorraine, Nord, Normandie, Ouest et Rhônes-Alpes/Auvergne, ce qui représente 237 salariés.

Cessation de paiement

Mais la situation n’était pas stabilisée pour autant et, face aux difficultés financières du groupe, son Président-Directeur Général a été contraint, après en avoir informé son conseil d’administration, de procéder au dépôt d’une déclaration de cessation de paiement en date du 18 juillet 2008.
Par jugement en date du 21 juillet, le Tribunal de Commerce d’Evry a aussitôt décidé de placer ARES en redressement judiciaire. Dans ce cadre, Maîtres Avezou et Valliot ont été désignés en qualité d’administrateurs judiciaires avec une mission d’assistance. De son côté Maître Souchon, mandataire judiciaire, a été désigné en qualité de représentant des créanciers. Enfin Monsieur Treussier a été désigné en qualité de juge-commissaire. Le jugement a enfin ouvert une période d’observation de six mois.
Dès lors, ARES a voulu transmettre un message à l’attention de ses salariés, fournisseurs, clients et partenaires : que son activité se poursuit « normalement » pendant toute cette période et que la direction du groupe s’attèle à la mise en place d’un plan de continuation sur le pôle services (plus de 1.300 salariés et environ 100 millions d’euros de Chiffres d’Affaires). Si on comprend bien, ARES reste combattif et dit avoir perdu une bataille mais pas encore la guerre…