Windows RIP… Enfin si on veut !

Stratégies Channel

Après le départ de l’empereur de Redmond, Bill Gates, qui a laissé les clefs de la maison au bouillonnant Ballmer, c’est au tour de Windows XP de quitter, comme c’était prévu de longue date, les rayons en ce 30 juin.

Mais si Windows XP s’en va officiellement, après 7 ans de loyaux services pour faire plus de place au rejeton Vista, il ne s’agit dans la pratique que d’un faux départ. Pourquoi ? Parce que cet arrêt provoque l’ire de nombreux utilisateurs, à commencer par les dirigeants d’entreprises et les DSI dont beaucoup ne veulent pas entendre parler de Vista qui n’a pas loin s’en faut la réputation  de son prédécesseur. A preuve, la pétition  sur la toile d’InfoWorld qui a recueilli pas moins de 160.000 signatures qui revendiquait l’obtention d’un sursis supplémentaire pour XP et XP Pro.

Décision intangible…

Pas de quoi faire revenir sur sa décision Microsoft, mais de quoi assouplir quelque peu sa position. XP va ainsi poursuivre sa carrière sur les UMPC et autres Netbooks popularisés par l’Eee PC d’Asus et dopés par les promesses de l’Atom d’Intel. Ensuite, XP continuera d’être disponible jusqu’au 31 janvier 2009 chez certains revendeurs autorisés et assembleurs. Et puis, à l’exemple des deux leaders HP et Dell, certains fabricants ou assembleurs vont proposer des machines neuves à priori sous VISTA mais avec les  outils  nécessaires pour basculer de Vista à XP… Des outils dits de « downgrade » (par opposition à l’upgrade) qui sont certes payants (ils peuvent être pris à leur charge par certains assembleurs et fabricants) qui rencontrent un grand succès auprès des DSI. Rappelons que, selon King Research, 90% des directeurs informatiques n’envisagent pas de migrer leurs postes actuellement sous Windows XP ou 2000 vers Vista, et 52% d’entre eux n’ont même pas encore planifié la migration !

XP down, SEVEN up !

Un effort d’autant moins évident à prendre quand on connaît les déboires rencontrés par ceux qui ont migré rapidement (incompatibilités logicielles, bugs divers, ralentissements, obligation de mettre à jour le parc en doublant voire en triplant la mémoire vive des postes accueillant VISTA, etc.) et quand les décideurs ont appris récemment l’existence de Windows SEVEN, annoncé comme le futur OS de Microsoft à l’horizon 2010.
Conscient des risques encourus par un arrêt trop brutal de XP, Microsoft s’est résolu à prolonger de cinq ans le support technique du système d’exploitation. Il prendra fin en 2014 (seules les mises à jour se sécurité seront publiées) au lieu de 2010. Si on fait les comptes, ça fait treize ans d’existence pour XP, qui continuera à n’en pas douter d’être utilisé un peu partout dans le monde à l’arrivée des premières boites de SEVEN (s’il est distribué en boites, ce qui n’est pas certain).